Bonjour Svenn,
Vous dites : « L’élitisme laisse des élèves faibles sur le bas côté ».
C’est de mon point de vue un contre-sens total.
En fait, un système « élitiste » conserve les meilleurs dans un domaine donné, et oblige les moins bons, soit à se surpasser pour exceller à leur tour, soit les oblige à se réorienter dans un domaine qui leur est plus accessible, et où, qui sait, ils pourront à leur tour exceller et faire grandir cette discipline.
Par exemple, quelqu’un peut très bien ne jamais devenir architecte et devenir le meilleur des chefs de chantier, ou ne jamais être neuro-chirurgien et exceller en médecine générale.
Ce système des 80% pourrait être utile si le niveau de 80% d’une classe d’âge augmentait réellement, mais dans le cas présent, et à entendre les témoignages d’enseignants à la radio, c’est véritablement le niveau général que l’on baisse pour arriver à cet objectif de 80%. Bref, on tire le système vers le bas au lieu de faire monter le niveau des élèves. Tout ça pour dire : « regardez, on a réussit à amener 80% d’une classe d’âge au-delà du bac ». Complètement débile !
De plus, on ne forme plus pour les professions qui ont des besoins (infirmières, médecins, BTP...), mais on forme à gogo dans des domaines n’offrant aucun débouché (sciences sociales, profs de gym...). On fait donc « tourner un système » au lieu de l’adapter à la demande... C’est un luxe de pays qui a instauré le gaspillage d’énergie et de talent comme mode de fonctionnement.
Etrangement, aucun pays au monde ne copie cet « excellent » modèle... mais pourquoi donc ?