J’ai abordé rapidement le problème de l’estimation de l’impact de la maladie sur l’Afrique.
Voici un petit topo exposant le problème de la réalité des chiffres quand on aborde la maladie sur l’Afrique.
Un article a abordé le sujet et dit clairement que les chiffres sur l’Afrique sont complètement surévalué !
+++
Les dernières nouvelles du recensement en Afrique du Sud jettent encore plus la population dans la confusion et créent la suspicion envers les instances internationales qui semblent avoir intérêt à ce que les pays d’Afrique soient considérés comme « condamnés » par le Sida.
Les estimations faites par le bureau américain de recensement (et donc par l’Onusida), donnenet pour 2007 une population estimée de 44 000 000
http://www.census.gov/ipc/www/idb/country/sfportal.html
Ces estimations tiennent compte de manière certaine de la prévalence de ce qu’on appelle le VIH :
http://www.census.gov/ipc/www/idb/aidsproj.html
Soit 18% dans la population adulte
http://www.actions-traitements.org/spip.php?article1423
Le dernier recensement (2007) donne une population de 48 500 000
http://www.statssa.gov.za/Publications/CS2007Basic/CS2007Basic.pdf
avec un taux de croissance moyen de 1,3% par an, alors que les américains donnent un taux de - 0,5% l’an.
Que cela peut-il vouloir dire ?
- les tests ne sont pas fiables
ou
- l’impact de la séropositivité sur la mortalité est très surévalué.
ou
- les chiffres sont manipulés.
à moins que vous ayez d’autres explications à donner...
+++
Article d’avril 2006
Le Washington Post vient de publier un papier intitulé « How AIDS in Africa Was Overstated » (comment l’épidémie de SIDA en Afrique a été exagérée).
Ils citent une étude menée par ORC Macro, une société de recherche basée à Calverton (dans le Maryland apparemment, bref, aux USA), et financée par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, des donateurs internationaux et divers gouvernements là où les études ont eu lieu.
D’après eux, le taux d’infection au Rwanda n’a jamais été de 30 % comme ça a été estimé par d’autres chercheurs, ni 13 % comme ça a été estimé par les Nations-Unis en 1998, mais de seulement 3 %.
Remarque, ça ne fait jamais que la 4ème baisse depuis 1998. ils étaient passé à 11,2 % en 2000, 8,9 % en 2002, et 5,1 % en 2004 (chiffres UNAIDS).
Voici l’article en anglais :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/04/05/AR2006040502517.html