Justement, il n’y avait pas de barrière musicale dans le deep South entre musiques noire et blanche, souvent de même inspiration. Mais je m’élève contre une prétention bien française à encenser systématiquement toute musique ’noire’ et à considérer la country et le rock sudiste comme des musiques de ’red-necks’. Et je maintiens que la célébration du proxénète, du fric facile et de la violence dans le rap ’gangsta ’(qui marche le mieux)loin d’être contestataire est le véritable musique néo-libérale.
Johnny Cash a en effet voulu exprimer la douleur de tous les opprimés et victimes du sort, depuis l’Indien (Ballad of Ira Hayes) jusqu’au condamné à mort (sa version du ’Mercy Seat’), sans oublier, bien sûr, ses concerts en prison (Saint Quentin et Folsom).