@ Philippakos
Votre modestie vous aura probablement fait oublier le grec moderne dans la liste des langues à orthographe quasi-phonétique : mis à part les cinq graphies possibles du son « i » , le grec est d’une merveilleuse logique orthographique . La réforme de l’orthographe grecque ne laissant subsister qu’un seul accent et supprimant les « esprits » a été semble t-il rapidement acceptée ?
La solution du problème de l’orthographe française relève à mon avis de l’acceptation par l’académie d’une tolérance pour une double graphie pour un grand nombre de mots . Lorsque j’étais enfant , le mot « clé » s’écrivait « clef » , un beau jour une tolérance fut admise pour l’orthographe « clé ». En l’espace d’une dizaine d’années , presque plus personne n’a utilisé la graphie ancienne ( bien que , par la force de l’habitude , des gens de ma génération l’utilisent encore par distraction ! ) .
Le problème de l’ancienne réforme , c’est qu’elle a voulu imposer des nouvelles graphies , alors qu’il suffisait de les tolérer en laissant les anciennes graphies acceptées pour que la substitution se fasse automatiquement !