Et comment expliquez-vous qu’un écrivain tel que Renaldo Arenas se soit retrouvé en camps, qu’il ait été obligé de fuir Cuba, en trafiquant ses papiers,et ce lors de l’ouverture du port de Mariel ? Le crime d’Arenas ? Ecrire ce qui lui plaisait, en dehors de tout controle étatique. Un régime politique a-t-il le droit d’enfermer ces citoyens au motif que leurs écrits déplaisent ? J’estime que non. Quelque soit par ailleurs les efforts de ce gouvernement en matière de santé. On ne peut mettre en balance ces deux choses. Viendrait-il à l’idée de louer la politique sociale du 3em Reich et de fermer les yeux sur le reste, au motif que cette politique aurait amélioré le sort matériel des masses ? Assurément non. Mais c’est pourtant sur de pareils raisonnements que se basent les laudateurs du régime de Castro. Si vous en doutez, relisez les postes pro-Castristes, ils mettent tous en avant l’action sanitaire du gouvernement Cubain. On aimerait que cette médecine génère des anticorps contre la tyrannie, mais c’est plutôt l’inverse : elle rend complaisant envers la dictature. Castro a réussit à politiser pour son profit les microbes, mais vu son état de santé, faut croire que les microbes s’en foutent : ils vont bientôt jetter à bas cette belle imposture...