@ l’auteur,
Je suis un libéral, pour l’économie de marché, et pourtant je vous approuve. Je pense que la direction qui a été prise au sortir de la guerre - à savoir la nationalisation d’un certain nombre de secteurs stratégiques - n’est pas complètement saugrenue.
Le capitalisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui marche sur la tête, avec des exigences de rendement par les actionnaires à des niveau extrêmement élevés (15%/an) à mettre en regard d’une croissance beaucoup moins forte (2 à 3%).
La tension toujours plus forte sur les marchés des matières premières incite aussi à étudier cette question de près, et, à la grosse louche, un capital partagé avec 1/3 aux Etats, 1/3 aux salariés et 1/3 au privé ne serait probablement pas trop stupide. Mais pour ce faire, il faudra que cela passe par un capital européen, et je ne suis pas sûr que la France y soit prête.
En tout état de cause, c’est dommage que votre article se termine, surtout de la part d’un enseignant, par un lapsus aussi révélateur : "Au total, si ce n’est pour des raisons purement idéologiques, je ne vois pas ce qui pourrait justifier le retour à certaines nationalisations. " 