L’ingéniérie financière est l’un des domaines les plus inventifs de l’Economie moderne, c’est aussi un outil indispensable. Les ingénieurs financiers français ont été à la pointe de l’innovation dans ce domaine et c’est un des secteurs où nos spécialistes sont les plus recherchés dans le monde entier. On les forme dans les grandes écoles d’ingénieurs et dans les instituts et les facultés de mathématiques et ils ont activement participé à la création de cette discipline, il ya une vingtaine d’années.
Les grands places financières dans le monde sont aujourd’hui à Londres, à New York, à Francfort, à Zürich, ainsi qu’à Hong Kong, à Tokyo et à Singapour. Paris n’est qu’une place financière d’importance secondaire.
Faut-il réglementer davantage ce secteur ? Non, dans la mesure ou toute réglementation devrait faire l’objet d’un consensus général des places financières principales, il est inutile d’envisager des réglementations nationales. Par exemple une réglementation française n’aurait aucun effet, car il y a peu d’acteurs en France et ceux-ci iraient de toutes façon s’installer sous d’autres cieux pour pouvoir continuer à travailler tranquille.
L’ingéniérie financière est un de ces domaines où la liberté restera la règle et cette liberté est garante de la créativité.
L’inanité des commentaires que l’on peut lire sur ce fil est frappante. Comment l’expliquer ? Personne n’entend jamais de commentaires, ni ne lit d’article, sur les disciplines mathématiques ou sur la physique théorique, voilà deux domaines ou les ignorants n’oseraient pas s’aventurer.
Alors, pourquoi s’aventurent-il à commenter la sciences économiques, un domaine où ils seront pourtant aussi ridicules que s’ils nous donnaient leur avis sur la théorie des cordes ou sur la géométrie non-commutative ?
Dans quelques semaines on aura oublié les divagations que nous pouvons lire aujourd’hui, mais comment les expliquer ?
Il y a peut-être une explication qui se trouve dans l’histoire récente : les théories fumeuses des divers avatars du socialisme ont historiquement échouées après la chute du mur de Berlin et la conversion au libéralisme économique des enfants de Deng Xiaoping.
L’idéal socialiste est bien mort et n’intéresse plus que quelques dinosaures de la pensée, qui sont tombés dans la marmite marxienne quand ils étaient petits et qui n’ont pas pu remonter à la surface. C’est ainsi la mort clinique de l’idéologie socialiste qui pousse nos amis à prédire avec un acharnement digne d’éloge la fin prochaine de leur adversaire victorieux !
On pourrait appeler celà un déni de réalité