L’Iran est un chateau de cartes qui s’écroulerait, comme s’est écroulé l’Irak. Car comme l’Irak, et peut être pire encore, l’Iran est une mosaïque de peuples qui n’ont rien à faire ensemble.
Tout d’abord les Perses qui dominent les autres et qui ne représentent qu’un peu plus de 50% de la population.
Ensuite les Turcs Azeris, que les autorités de Téhéran évitent de compter précisemment, car ils sont probablement une trentaine de millions en Iran (alors qu’il n’y a que 8 millions d’Azeris en Azerbaïdjan, qui est pourtant leur Etat national !!!).
Puis les Kurdes, qui sont plus nombreux en Iran qu’ils ne le sont en Irak (plus de 5 millions).
Et enfin les Arabes du Khouristan, qui ne sont pas aussi nombreux que les autres mais qui sont assis sur 90% des réserves de pétrole iraniennes.
Tous ces peuples, Turcs, Perses, Arabes, n’ont rien en commun, ils appartiennent même à des familles ethno-linguistiques différentes : la famille Altaïque, la famille Indo-européenne, et la famille Sémitique.
Ce qui fait qu’il y a plus de différence entre un Perse et un Azeri ou un Arabe, qu’il n’y en a entre un Allemand et un Italien, et la même différence que celle qu’il y a entre un Français et un Turc.
Au premier craquement de l’alumette, toute la marmite exploserait, tant sont grandes les pressions internes.
Les Perses ont particulièrement peur des Turcs, car le territoire actuel de l’Iran a été bâti, grace à la vieille alliance entre les Russes et les Perses, de telle sorte que la continuité des territoires habités par les peuples Turcs (Turcs, Azeris, Khazakhs, Turcmènes, Khirgyzs) soit rompue.
D’ailleurs, il est probable qu’une éventuelle bombe atomique iranienne serait destinée en priorité aux Turcs, car la chute de l’Empire Soviétique et l’indépendance nouvelle des anciennes colonies Russes en Asie Centrale, qui sont toutes peuplées par des Turcs, pose à nouveau la question de la réunification de tous ces territoires sous l’égide d’un nouveau Pan-Turquisme.
Il s’agirait alors d’un nouvel Empire Ottoman, mais qui irait cette fois du Bosphore à la frontière Chinoise, et qui se constituerait sur le dos des Perses. On note déjà un renforcement, à marche forçée, des liens entre la Turquie et les Républiques Turques d’Asie Centrale, qui regorgent de richesses, et notamment de pétrole, qui ont été sous exploitées par les anciens colonisateurs Russes qui privilégiaient la Sibérie blanche.
Le régime Ubuesque de Téhéran a manqué son coup car il s’est fait repéré avant d’avoir pu fabriquer sa bombe. Il ne lui reste plus qu’à se plier à la volonté de l’ONU, ou bien à faire face à la destruction du pays, à son démentellement, à la chute du régime, ainsi qu’ à la chute de la prééminence des Perses au sein du Chiisme.
A noter déjà que cette prééminence des Perses au sein du Chiisme ne se justifie en aucune façon, car les Perses sont minoritaires au sein de cette secte musulmane. D’ailleurs, n’est-ce pas justement cette prééminence qui est actuellement remise en cause avec l’élimination en cours de l’Armée du Mahdi de Moktada al Sadr, allié des Perses, par le régime Arabe Chiite de Bagdad ?
Tout ceci forme un tout, et l’Iran est déjà menacé de toutes part. Si les Occidentaux s’en mêlent, l’Iran passera par la fenêtre.