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claude 11 avril 2008 14:24
claude

Bonjour tall,

 

j’aime bien quand vous bouffez du curé, mais sincèrement, n’a-t’on pas le droit à titre personnel, d’être croyant et d’adhérer à une tradition spirituelle ?

et dans cette tradition, pourquoi n’existerait-il pas des personnes plus érudites et connaissant les textes religieux et philosophiques fondamentaux ?

que le gurû des beatles ait fait une partie de jambes en l’air avec la femme de l’un d’eux, je m’en fous, comme de savoir si jésus était marié avec marie-madeleine... cela tient du développement personnel et privé...

moi, ce qui m’interpelle chez le dalaï-lama, c’est qu’en 59 c’était un petit prima tibétain, dont la cause était considérée comme négligeable par l’ensemble des états. et 50 ans après, par la non-violence , il a réussi à sensibiliser les gens au sort de ses compatriotes. toutes les personnes qui l’on rencontré mettent en avant son extraordinaire présence et son esprit affuté. dans l’interview dont j’ai mis l’extrait ci-dessus, il dit qu’il est familier de nos grands penseurs : de platon aux contemporains .

tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interviews/20080116.OBS554 0/je_suis_un_marxiste_en_robe_bouddhiste.html

  • "N.O.- Que lisez-vous en ce moment ?
     

    Dalaï Lama.- Je lis surtout en tibétain. Dans le passé, j’ai lu des livres de cosmologie, d’histoire mondiale, de philosophie occidentale. Bien que j’aie une série complète qui va de Platon, Socrate à Bertrand Russel, mais je n’ai pas suffisamment de temps d’étudier, ou de lire attentivement. Donc en ce moment, je lis surtout la presse, des magazines comme Newsweek ou Time, des journaux internationaux. J’aime lire le Herald Tribune.(...)"

comme je ne savais pas qui était bertrand russel, je suis allée regarder et j’ai trouvé :

atheisme.free.fr/Biographies/Russell.htm

  • "(...) Bertrand Russell est un militant de gauche, mais anticommuniste depuis son voyage en URSS en 1920, avec des convictions proches de l’anarchisme. Engagé en faveur de l’humanisme et de la libre pensée, il se dit philosophiquement agnostique et athée en pratique. Pour lui, on ne peut pas prouver l’existence de Dieu ou des dieux, mais il est fortement convaincu de leur inexistence. (...)"

le dalaï lama ne rejette pas le modernisme  : lors de sa venue au pouvoir, c’était même l’une de ses principales préocupations. il voulait moderniser la société féodale du tibet et l’ouvrir au monde occidental.

nb : je prend comme base de recherche wikipedia , ensuite on peut aller rechercher les arguments contradictoires sur le net.

fr.wikipedia.org/wiki/Tenzin_Gyatso

  • Il fonde le gouvernement tibétain en exil sur une base démocratique [modifier] Le 2 septembre1960 le Dalai Lama annonça l’établissement d’une forme démocratique de gouvernement pour les Tibétains vivant en exil. C’est un système fondé sur l’union de valeurs spirituelles et laïques. Cette même année, une ébauche de la Constitution du Tibet fut écrite, et des représentants des 3 provinces tibétaines et des écoles du Bouddhisme tibétain ont été élus à l’Assemblée des Députés du peuple tibétain. En 1964, le peuple tibétain en exil a élu les membres de l’Assemblée pour la première fois. En 1990 les membres de l’Assemblée ont élu les ministres (Kalons) pour la première fois et en 1991, la Constitution pour un futur Tibet libre a été promulguée. Plus récemment, en 2001, pour la première fois, le Premier Ministre, (Kalon Tripa) a été élu au suffrage universel. C’est le Professeur Samdhong Rinpoché qui a été choisi par la population tibétaine en exil[2],
  • (...) Dialogue avec des scientifiques [modifier]

    En 1973, il se rendit à l’université d’astronomie de Cambridge. Il montra un grand intérêt pour la science et rencontra Francisco Varela dix ans plus tard, à l’occasion de la conférence Alpbach Symposia on Consciousness . Suite à cette rencontre, et à celle entre Varela et R. Adam Engle, eut lieu une réunion à Dharamsala : la première d’une série d’échanges entre le dalaï lama et des scientifiques sous l’égide du Mind and Life Institute, association à but non lucratif qui s’attache à explorer la relation de la science et du bouddhisme comme méthodologies dans la compréhension de la nature de réalité.

    Suite à la 3e conférences Mind and Life, qui se tint en 1990, à Dharamsala, fut fondé le Mind and Life Institute.(...)

     

à Dharamsala, où il s’est réfugié, des écoles ont été développées ainsi qu’un institut de médecine tibétaine :

fr.wikipedia.org/wiki/Dharamsala

hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2254/dossier/a364529-lexil_triste_ou_la_r%C3%A9volte_.html

  • (...) Voir Dharamsala et mourir.
  • Ils sont 2 000 ou 3 000 Tibétains de 6 à 75 ans à défier chaque hiver les effrayants déserts glacés de l’Himalaya pour passer clandestinement au Népal ou en Inde. Pourquoi l’hiver ? Parce que les frontières sont moins gardées. Pourquoi affronter le froid, le gel les risques de vol, de viol, et pire encore les coups, voire les balles des gardes-frontières chinois, qui ont ordre de descendre les fuyards ? Pourquoi courir ces risques insensés ? Les réfugiés répondent sans hésiter : « Pour voir le dalaï-lama. »
    C’est la motivation première, l’espoir sacré des 100 000 Tibétains qui ont réussi à rejoindre leur chef exilé à Dharamsala, dans l’extrémité nord-ouest de l’Inde, depuis la répression du soulèvement de Lhassa en 1959. C’est aussi le rêve secret de 99% de leurs compatriotes, tout le monde sait que depuis bientôt cinquante ans le dalaï-lama reçoit chaque réfugié et écoute son histoire avant de lui donner sa bénédiction.
    La seconde motivation des transfuges, c’est l’éducation. Au Tibet, les écoles sont chères, ou mauvaises, ou purement chinoises, ou carrément absentes (75% d’analphabètes dans les régions tibétaines, le pire score en Chine) . Dans les nombreuses institutions créées par les exilés, en revanche, l’enseignement est gratuit et de qualité (95% de scolarisés dans la diaspora). Au Tibet, tous les lamas capables de dispenser une formation religieuse sérieuse sont « partis ». Dans les énormes monastères reconstruits dans le sud de l’Inde, les transfuges peuvent recevoir l’enseignement de grands maîtres érudits. Pour les Tibétains, l’Inde est la terre sacrée du bouddhisme, le havre des persécutés, l’eldorado des réfugiés économiques. Et Dharamsala, la Jérusalem céleste où trône le Dieu-Roi débonnaire qui a donné à son peuple un Parlement élu, des institutions démocratiques et l’amitié du monde libre.(...)

 

je sens naître un sourire légèrement moqueur au coin de vos lèvres et votre oeuil se met à friser de malice, à la recherche d’une sympathique remarque moqueuse...

 chacun est libre de ses croyances. à la différence des fondamentalistes chrétiens, musulmans ou juifs, les bouddhistes tibétains n’aspirent pas à détenir l’unique vérité...

ceci dit, je suis d’accord avec beaucoup de personnes : on n’aurait jamais dû confier les jo à pékin. une fois de plus, on s’écrase au nom de l’argent !

 

bonne journée



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