François, vous avez raison. Il manque dans ma présentation la mise en valeur de la dimension "risque". Le modèle de la longue traîne appliqué à Internet ou à la production "diversifiée" d’énergie, a le mérite de réduire les risques en répartissant les flux.
Pour l’énergie, cependant, une différence majeure avec Internet, est que l’électricité (ou la chaleur) ne peuvent être échangés par l’intermédiaire des réseaux numériques. Pour que des transactions puissent s’effectuer, il faut des "courtiers numériques" mettant en relation vendeurs et acheteurs d’énergie, et prenant leur "commision" au passage. Ils pourront ainsi répartir leurs risques grâce à la diversité des flux provenant de la longue traîne.
C’est la raison pour laquelle j’ai mentionné, à la fin de mon article, le positionnement récent de Google dans le domaine des énergies renouvelables. Cette entreprise souhaite-elle prendre une place majeure, en tant que "courtier", dans le futur commerce de l’énergie en P2P ? L’avenir le dira !