L’auteur commence par dire que la gauche doit renouveler son discours, apporter une solution aux problèmes économiques mais il construit ensuite son article sur une opposition patrons-ouvriers qui est le commerce de cette gauche depuis qu’elle existe.
Le débat gauche-droite n’existe plus car la droite modérée mène une politique de gauche et que les deux gouvernent ensemble sans aucune difficulté. Sarkozy a pratiqué l’ouverture sur sa gauche mais a fermé sur sa droite.
Le clivage politique actuel se situe entre les nationalistes et les mondialistes. Si la gauche veut se différencier politiquement il faut qu’elle prennent parti dans ce clivage. La répartition des richesses n’est plus un terrain de bataille car on est arrivé à un tel point qu’on ne peut plus la modifier qu’à la marge. C’est bien joli de jeter en pâture au peuple les revenus exorbitants de quelques magnats mais même en les appauvrissant on n’enrichira plus personne. Le social ne se fera plus en redistribuant mais en re-créant de la richesse par une ré-industrialisation de notre pays.
Pour la gauche, le train à pendre est celui d’une régulation sévère des flux de biens et de personnes entre les blocs économiquement disparates. Il s’agit de se mettre du côté des petits patrons et des entreprises nationales par opposition aux multinationales. Malheureusement, coincée dans son idéologie des années 20, la gauche préfère se mettre du côté de l’international socialiste et donc des multinationales. On n’a pas encore vu un seul ténor du PS proposer une révision des accords de l’OMC ni un développement du marché commun au sein de l’Europe. Pourant, c’est le seul point sur lequel ils peuvent se différencier de la droite et trouver les moyens financiers d’amener plus d’équité dans la vie sociale.