Cet article mérite le prix du paillasson anglomaniaque.
La question n’est pas d’etre "franchouillard", mais de voir les implications politiques de l’emploi d’une langue au détriment d’une autre. Parler anglais aujourd’hui, c’est se ranger automatiquement dans la movance du tout-économique. Pour l’anglais, qui est quand meme une langue superbe (mais moins que l’allemand à mon sens), c’est bien sur tragique, et il existe des anglophones lucides pour le dire, qui vont jusqu’à affirmer que leur langue a été tuée par le sabir des "manageurs" et publicitaires.
Que Fillon se soit exprimé en anglais pourrait etre interprété simplement comme une marque de politesse à l’égard de son auditoire. Il n’y aurait donc là pas de quoi s’affoler. Le problème, c’est que son geste s’inscrit dans une longue suite d’abaissements sur le plan de la politique linguistique de la France. de ce point de vue-là, il est malvenu.
Je souscris aussi aux propos d’Internaute à propos du WJC. Un premier ministre français n’a pas à donner une telle importance à un organisme qui ne représente qu’une minorité. Qu’il aille faire des discours à Berkeley ou à Harlem, oui.