Votre mauvaise foi est impressionnante. Défendre Finkielkraut, c’est défendre (si cela est encore possible) le concept de nation, c’est-à-dire celui d’un tissu vivant traversé par la réflexion. Rejeter donc les réflexes mécaniques d’une vision multiculturaliste. La société « multiculturelle » est en effet un joli mot qui dissimule à peine la réalité de l’atomisation du vouloir-vivre-ensemble au profit d’un racisme différencialiste qui ne dit pas som nom. C’est dans ce contexte déshumanisé que l’importation d’appels à l’Intifada ou ses artefacts peuvent coloniser les esprits en renforçant des pseudo-identités assoiffées de slogans, puisque ne reposant sur rien, sinon un vide idéologique. C’est dans ce contexte qu’il serait invivable pour un juif d’exister seul dans la trace de ceux qui ont finalement quitté la France ou l’ont abandonnée, en tant que juifs.