Rachida Dati a tout pour déplaire et exciter les envieux : talentueuse, pugnace, belle, issue d’une minorité et animée d’un esprit de modernisation de la justice.
J’aurais aimé, toutefois, qu’elle se penche un peu plus sur les abus et opacités des tribunaux de commerce, sur les "class actions" qu’elle a refusé catégoriquement, sur la durée interminable des procédures où les victimes attendent parfois plus de dix ans, sur les juges qui s’auto-exonèrent, et sans doute pas mal d’autres choses.
Le battage médiatique détourne l’attention et profite à tous ceux qui bénéficient du status quo. C’est normal, ici, comme ailleurs. Eternelle querelle de la forme et du fond.
Envoyez-lui des roses si vous voulez, ça lui donnera du coeur à l’ouvrage.