voila un lien qui reprend TOUT les arguments des deux coté
lundi 9 juin 2008 (12h58) :
France 2 contre Philippe Karsenty
Article de Michèle Rollin [email protected]
Voici une documentation concernant les récents développements des poursuites en diffamation intentées par France 2 contre Philippe Karsenty, pour avoir contesté l’authenticité du reportage signé de Charles Enderlin diffusé le 30 septembre au 20 heures de France 2 : sur des images de Talal Abu Rahmah, prises à Gaza, au carrefour de Netzarim, Charles Enderlin commente : « Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus des positions israéliennes. Mohammed a 12 ans, son père tente de le protéger. Il fait des signes (…) Mais une nouvelle rafale. Mohammed est mort et son père grièvement blessé ». Philippe Karsenty a été acquitté en appel le 21 mai 2008.
1/ Introduction
2/ Eléments de Documentation
3/ Procès en appel de Philippe Karsenty
4/Articles de Charles Enderlin
5/ Motions de soutien à Charles Enderlin
6/ Le traitement par la presse en France
7/ Sur la notion de diffamation et de bonne foi
8/ Le jugement rendu le 21 mai 2008 : résumé des principaux points et transcription exacte des extraits des paragraphes essentiels.
9/ Annexe : Les personnes citées dans le corps du jugement
I/ INTRODUCTION
« Le 30 septembre 2000, au journal de 20 heures de FRANCE 2, Béatrice Schöenberg annonce « des affrontements et une violence sans précédent ayant fait 15 morts et 500 blessés côté palestinien samedi » en Israël et dans les territoires palestiniens après la visite à Jérusalem d’Ariel Sharon, président du parti d’opposition ; (…)
« la présentatrice illustre cette information par un reportage d’une durée de 57 secondes, signé de Charles ENDERLIN, correspondant permanent de FRANCE 2au Proche Orient, relatant un échange de tirs à balles réelles à un croisement routier près de l’implantation israélienne de Netzarim dans la bande de Gaza, et montrant une scène au cours de laquelle on voyait un père tenter de protéger son enfant de douze ans, Mohammed AL DURA ; (…)
Charles ENDERLIN commente les images (tournées par Talal Abu Ramah) dans les termes suivants : « 15 heures, tout vient de basculer au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza. Les Palestiniens ont tiré à balles réelles, les Israéliens ripostent. Ambulanciers, journalistes, simples passants sont pris entre deux feux. Ici, Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus des positions israéliennes. Mohammed a 12 ans, son père tente de le protéger. Il fait des signes (…) Mais une nouvelle rafale. Mohammed est mort et son père grièvement blessé. Un policier palestinien et un ambulancier ont également perdu la vie au cours de cette bataille. » (extrait du jugementd’appel)"
Mis gracieusement à disposition des télévisions par France deux, ce reportage devait faire immédiatement le tour du monde.
Depuis bientôt 8 ans, l’origine des tirs d’une part, l’authenticité des images d’autre part, se sont vues controversées. En 2004, France 2 annonçait qu’elle poursuivrait désormais quiconque mettrait en cause l’authenticité du reportage.
Le 19 octobre 2006 Philippe Karsenty, interjetait appel après avoir été condamné en première instance, bien que le procureur ait demandé la relaxe, fustigeant au passage la non présentation par France 2 des rushes (matière brute intacte) qui auraient pu infirmer ou confirmer la thèse de la mise en scène.
Le 3 Octobre 2007, la cour d’appel ordonnait « un supplément d’information afin que France deux transmette (…) les rushes pris le 30 septembre 2000 par son cameraman Talal Abu Ramah. (…) ».
Ces rushes ont été présentés pour la première fois à la justice et au public depuis 7 ans lors de l’audience du 14 novembre 2007.
Le mercredi 21 mai, la cour d’appel de Paris, (11e chambre) « déboute les parties civiles (Fr 2 et Charles Enderlin) de toutes leur demandes. »
Le monde note : (…) Si elle (la cour) ne se prononce pas sur le contenu du reportage diffusé sur France 2, elle relève que "l’examen des rushes ne permet plus d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure" qui avaient mis en doute l’authenticité du reportage. "On a mis sept ans à obtenir ces rushes. On en attendait 27 minutes, on est passé à 18. Pourquoi ?" s’était interrogé l’avocat de M. Karsenty, Me Patrick Maisonneuve à l’audience le 27 février. : http://www.lemonde.fr/
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