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fonzibrain 11 juin 2008 11:45
W.Best

Jeune Afrique précisait le 23 janvier 2005 « Deux médecins palestiniens de l’hôpital Shifa, à Gaza, ont déclaré qu’on leur avait apporté le cadavre du petit Mohamed avant 13 heures. Or la longueur des ombres apparaissant à l’image confirme les propos d’Enderlin : la fusillade fatale a eu lieu au plus tôt à 15 heures. »
http://www.lintelligent.com/gabarit...

La défense a également proposé d’entendre en qualité de témoin Jean-Claude SCHLINGER, expert en armes et munitions près de la cour d’appel de Paris, agréé par la cour de cassation, qui avait réalisé une expertise balistique commandée par Philippe Karsenty, à partir du reportage de France 2. L’avocat général et l’accusation ont refusé le débat contradictoire, et la juge, a rejeté la demande d’audition de témoin. On peut consulter ce rapport sur Wikipedia :

Affaire Al Dura :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affair...
#cite_note-10
note 11/ Rapport établi[pdf] par Jean-Claude Schlinger.

Charles Enderlin, quant à lui, a présenté une compilation : de larges extraits des rushes expliqués.

Le commentaire affirme pour la première fois que l’enfant est tué d’une balle dans la tête (au lieu d’une balle dans le ventre et la poitrine, comme il avait toujours été affirmé).

Talal Abu Rahama est filmé par AP, alors qu’il filme lui-même une ambulance emmenant un vrai blessé. Le commentaire affirme que Talal Abu Rahma se retourne juste après pour filmer Mohammed et Jamal Al Dura. Pourtant, la direction des regards du père situerait bien plutôt la place de la caméra à l’opposé.

Egalement, le reportage diffusé sur TF1 le même jour : on y voit dans un hôpital le torse d’un adolescent blessé par balles, accompagné d’un commentaire (de TF1) précisant qu’il s’agit d’un enfant de 12 ans blessé par balles à Gaza. En fait, cette image, qui ne sera jamais liée explicitement à Al Dura par TF1 ni reprise par TF1 ensuite, à ma connaissance, est une image Reuters, clairement identifiée dans les notices comme celle d’un adolescent de 14 ans mort à l’hôpital de Ramallah. La suite des images Reuters (coupées au montage de TF1) montrent d’ailleurs que ce n’est pas le même enfant.

Enfin, sont présentées des images des cicatrices de Jamal Al Dura, sa carte d’identité, et un certificat (non traduit) il nous est précisé que c’est le certificat médical.

Les Images réalisées et présentées à la cour d’appel de Paris le 27 février sont disponibles sur son blog. :
http://blog.france3.fr/charles-ende...

Charles Enderlin comme Philippe Karsenty a présenté les images des cicatrices de Jamal Al Dura, et les photos du corps de l’enfant blessé au ventre, prises à la morgue. L’un et l’autre ont également présenté la « fuite » de Palestiniens passant devant Jamal et Mohammed Al Dura assis à côté du baril filmée par AP.

L’avocate de l’accusation, Maître Amblard, rappelle qui est Enderlin, parle de folie pure pour qualifier la thèse de Karsenty, cite le témoignage de l’ambulancier (qui affirme avoir ramassé les tripes de l’enfant), discrédite l’expert israélien Nahum Shahaf. Surtout, elle insiste sur l’animosité personnelle de Philippe Karsenty envers Charles Enderlin.

L’avocat de Charles Enderlin, maître Szpiner qualifie Philippe Karsenty de "croisement aigri de Faurisson et de Thierry Meyssan". Le Monde : Article de Pascale Robert-Diard paru du 29.02.08
Il ridiculise les experts, aussi bien les experts israéliens que ceux de Karsenty, infère de la couleur noire des mannequins utilisés pour les expériences balistiques par Nahum Shahaf, que : « Pour certains Israéliens, les Palestiniens sont les Nègres de leur temps » et conclut, arguant de sa qualité d’avocat de SOS attentats, en refusant toute relation entre les actes de terroristes et la diffusion de la cassette : « Les terroristes n’ont pas besoin de prétexte pour tuer et n’ont pas un raisonnement intentionnel ».

L’avocat général, maître Bartoli, reconnaît qu’il y a des recherches et pluralité des sources, mais leur reprochent d’être univoques. (elles confortent les propos de Karsenty). Il demande la confirmation de la peine.

L’avocate de la défense, Me Delphine Meillet rappelle l’engagement de Talal Abu Rahmah dans la cause palestinienne, et, citant RSF (Reporters sans frontières), le contrôle des médias par l’autorité palestinienne, tout en affirmant que l’armée israélienne n’est pas non plus un parangon de vertu concernant la liberté d’expression. Elle mentionne la loi de 1995, instaurant une peine de 6 mois de prison en cas de critique de l’autorité palestinienne et l’affaire Cristiano. Elle évoque quelques erreurs célèbres des médias dont notamment l’affaire des faux charniers de Timisoara puis récapitule les sources de Philippe Karsenty.

fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_charniers_de_Timişoara
http://www.rsf.org/rubrique.php3?id...
annuel 2002 - Censure et autocensure : des journalistes toujours sous la botte des dictateurs

Maître Maisonneuve s’étonne des 9 minutes manquantes dans les rushes fournis par France 2, s’interroge sur le rôle du commentaire de Charles Enderlin dans les conséquences entraînées par les images. Il rappelle que l’expert en balistique est un des trois plus grands experts agréés, expose la thèse de la mise en scène. « L’expert n’est pas un mercenaire de Philippe Karsenty. Il corrobore ses affirmations. Les tirs ne provenaient pas de la position israélienne. » Il expose la théorie de la mise en scène, et liste les contre-vérités et les invraisemblances, selon lui, de l’affaire (rapport de l’expert en balistique) Rapport établi[pdf] par Jean-Claude Schlinger.

Philippe Karsenty a la parole en dernier : « Je suis sincère. J’ai fait une enquête sérieuse. Des gens ont payé de leur vie (…) Dans cette affaire, il n’y a pas de complot, mais une somme de lâchetés. La plupart des médias se sont fourvoyés. (…) » puis il réitère son intention de se battre jusqu’au bout pour trouver faire reconnaître la vérité aux autorités : « Je le dois au père de Daniel Pearl, qui, un jour, m’a demandé d’obtenir justice au nom de son fils. Je le dois à mes parents, qui sont dans la salle, et qui m’ont élevé dans le respect de la vérité. »

28 avril 2005 : le magazine “Jeudi Investigation” diffuse sur Canal plus une enquête intitulée “rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l’info”. /les faussaires de la toile, violemment hostile à Philippe Karsenty. « D’après Vincent Hugueux, dans l’express, l’épisode consacré au journaliste Charles Enderlin, (…) cible d’une campagne aussi haineuse et acharnée qu’inepte, a le mérite, (…) de mettre en scène les spécimens les plus atteints par une forme pathétique de névrose obsessionnelle : citons l’historien Richard Landes ou le Français Philippe Karsenty. »
http://www.lexpress.fr/actualite/so...

21 mai 2008, Philippe Karsenty est acquitté :
http://www.lemonde.fr/

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