LA politique doit ses lettres de noblesse aux grands philosophes, LE politique son infamie aux grands brigands qui occupent plus souvent le terrain.
L’équilibre des pouvoirs a été délibérément et méthodiquement bulldozé pendant la première année de la Présidence Sarkozy : un exécutif hypertrophié, le législatif court-circuité par un cabinet parallèle, le judiciaire décrédibilisé et fragilisé, le médiatique sous la coupe d’un quarteron d’heritiers aux dents longues... et bien sûr abolition des garde fous de la république laïque... le Président n’a pas restauré l’image de la politique comme il l’avait annoncé : il l’a ridiculisée.