Je crois que le prof a eu la chancie inouïe que l’élève ne soit pas juif. Je vous laisse imaginer dans quel état ils serait si tel était le cas - traité d’antisémite par Sarkozy et Fillon, voué à TF1, viré de l’EN sans chômage et sans retraite.
Il faut rétablir un minimum d’autorité dans les écoles, je veux parler de l’autorité donnée par l’institution aux maîtres sur les élèves. Si on ne compte que sur l’autorité naturelle, il n’y a pas un maître sur 100 qui en ait assez pour tenir une classe. Sans autorité il n’y a pas de transmission du savoir car le tempo de la classe est donné par les plus chahuteurs au lieu d’être donné par le professeur.
L’éducation nationale paye ses errements et sa dérive gauchiste depuis 1968. Les chefs de l’EN ont systématiquement rabaissé le statut du corps enseignant. On a commencé par dire que "le maître n’est qu’un élève plus instruit que les autres" puis supprimé l’estrade dans les classes, puis supprimé tout classement des élèves de façons à ce que élèves et profs ne soient plus qu’une masse informe d’égaux. Finalement, l’EN laisse se démerder des jeunes profs en début de carrière insultés et poignardés par des élèves qu’elle érige toujours en modèle. Selon l’EN, le problème n’est pas que "Mohamed a poignardé la prof de dessin" mais que "les budgets de l’EN ne sont pas suffisants" et que "Mohamed n’a pas l’assistance pédagogique personalisée à laquelle il a un droit opposable et inaliénable".
La déchéance actuelle du système éducatif reflète exactement les valeurs qu’il véhicule depuis 30 ans.
En urgence il faut dissoudre le Snes, le Snesup et limoger les 3 premiers niveaux hiérarchiques de l’EN. Ensuite on verra comment reconstruire un système aussi pourri. L’autre solution est la liberté d’enseignement en mettant en concurrence les chefs de l’EN avec ceux des écoles privées. L’Etat devrait se limiter à contrôler le niveau des diplômes nationaux.