Juste une petite remarque sur le fond.
Vous dites : "Pour tous les jeunes, en quête d’un premier emploi, l’horizon est large : d’autres pays de la communauté européenne (Espagne, Allemagne, pays scandinavesle Canada, l’Australie)"
Auriez vous remarqué que les pays sus cités, à croissance et pouvoir d achat supérieurs à la France, ont tous entrepris les réformes que vous dénoncez afin d assainir leurs finances publiques (assouplissement du droit du travail, dégraissement des effectifs publics, assistance publique sous conditions ...). Tous sont passés par des phases fébriles suite à l application de mesures difficiles mais nécessaires afin de ne pas hypothéquer leur avenir. Ces économies sont en effet aujourd hui plus alertes et attirent les talents.
Les réformes entreprises depuis un an ne font que reprendre les recettes appliquées par ces pays depuis 20 ans. Le régime est d autant plus douloureux que le malade a tant attendu pour se soigner et que, pas de chance, il entreprend sa cure en période de refroidissement économique.
Ce que je regarde, c est la température du malade, et il semble que quelques indicateurs donnent de l espoir et que le médecin, pour impopulaire que soit son traitement, ait posé le bon diagnostique et proposé les bons remèdes : le taux de chomage n a jamais été si bas en 30 ans, malgré une écomomie mondiale en ralentissement.
Ne rien faire c etait assuérment condamner nos concitoyens à l apauvrissement. Aujourd hui, nous payons en moyenne un mois de salaire par an uniquement pour payer les intérets de la dette publique n ayant servi qu a acheter des majorités pedant 30 ans. Il faudra aussi penser à rembourser il me semble. L Espagne, en excédent budgétaire (quelle honte, l Etat gagne plus qu il ne dépense !), peut aujourd hui mieux payer ses cadres parce que son budget n est pas grévé de la même charge du paiement de la dette.
Oui, les réformes sont douloureuses et la France souffre de nostalgie des années insouciantes mais quel autre choix nous reste t il alors que nous avons épuisé toutes nos réserves. Pour se remonter le moral, il reste l option de se comparer non à ceux qui font mieux mais à ceux qui font moins bien. Le pouvoir d achat sur d autres continents moins organisés gangrénés par la corruption et les maffias politiques n a rien de comparable. Il faut dix ans de salaire a un ménage argentin, paraguayen ou venezuelien pour s acheter une voiture neuve bas de gamme, contre trois mois pour un ménage francais. Leur budget nourriture dépasse les deux tiers de leurs revenus, contre 1/6 en France.
C est dans ces réalités que s exilent nos "pauvres" retraités, maximisant leur rente par répartition (payées par les gains de productivité dénoncés dans l article) tout en se préoccupant bien peu des conditions sociales des populations locales qu il les serviront.