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fifilafiloche 11 juillet 2008 15:00
fifilafiloche

Ce qui provoque la misère, c est le manque de pragmatisme et la corruption.

Je vous invite à assouvir votre désir d exil au Vénézuela afin de pouvoir contempler le résultat de la merveilleuse révolution socialiste bolivarienne. Avec un pétrole à 145 dollars, 14 fois le prix d il y a 11 ans, et un PIB dépendant aux deux tiers de cette ressource, le pays devrait avoir les moyens d échapper en effet à la mondialisation pour recréer un société plus agréable à vivre.

Ce que vous trouverez sur place est loin de ce rève. Inflation à 35% par an, dépendance alimentaire à 85% de l étranger, chömage à 30%, enlèvements ; climat de violence permanent, meurtres tellements courants qu ils en deviennent banals, rues complètes fermées par des grillages et des cadenas la nuit, populations indigente faisant la queue toute une nuit pour acheter un poulet à moitié prix, magazins vides dans les régions les moins favorisées, pandémie de dengue et malaria, analphabétisme...je vous passe les détails d une réalité qui se rapproche réellement du mot que vous avez choisi pour décrire la notre. Le bolivarianisme n a rien à envier au bolchévisme, et ce malgré des ressources financières réelles. Oui, l essence y est presque gratuite (1 centimes d Euro le litre), mais a quoi bon si vous ne pouvez vous acheter un véhicule. Pourtant, il y a bien de la richesse visible, mais elles est la bas la preuve de l existence d une économie parallèle.

Et vous pourrez écouter chaque jour Hugo, révolutionnaire éclairé, dans son habit rouge de père noel, vous expliquer les merveilles de sa révolution entouré d un public choisi applaudissant à chaque parole, riant à chaque mot d esprit préparé à l avance. Même le vendeur de boissons ambulant avec son chariot à roulettes et sa petite clochette ne se fait plus berner par la triste comédie tant sa réalité est devenue...misérable.





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