Fumeur, je me suis résolu à l’interdiction du tabac dans les lieux publics de convivialité (fumer dehors, ce n’est pas si compliqué, et c’est très bien comme ça).
Attaquer l’open bar et le happy hours constitue, par contre, constitue une atteinte majeure à la liberté de consommer et relève d’une hypocrisie qui me donne la g.....
Open bar : rassemblement festif dans un endroit la plupart du temps bondé (et oui c’est gratuit...) et où l’on apperçoit souvent à peine le bar (pas rare de faire 20 minutes de queue et à jouer des coudes pour avoir un verre de toute façon moins garni que le verre normal). Prisé par les jeunes étudiants et les jeunes actifs principalement car c’est un moyen d’économiser quelques deniers.
2 types d’utilisation : début de soirée pour se chauffer (on finit chez un pote) ou fin de soirée quand on est déjà bien déchiré. Dans les 2 cas, rarement un endroit où l’on se la colle sévère (Exception faite pour les soirées "Ecoles").
happy hours : une institution, un moment de convivialité qui permet aux jeunes (et pas seulement d’ailleurs, voir même loin de là), de pouvoir se rencontrer dans un espace public et de pouvoir apprécier une bière pression pour 5-6 euros à Paris, prix à la limite du raisonnable déjà. Ce dimanche, une vulgaire 1664 25cl à 16h pour se raffraichir avec ce beau temps, 5 PUT... D’EUROS !!!!! Certes pas loin de St Michel, mais faut pas déconner. c’est le prix d’un pack de 6 !
Conséquence : je prenais "encore plaisir" à me faire des "débuts" (21h à la sortie du boulot) de soirées avec des amis dans des bars à 20 euros la soirée (jeune actif célibataire épicurien qui n’épargne pas, ne possède rien, et rend 70% de ses revenus à l’Etat en consommant pour son plaisir, un brave type), histoire de boire 2-3 pintes, et bien si cette loi passe ca sera 10 euros de dépensé pour bien plus de liquide ingurgité. Et cette migration bar => domicile va largement s’amplifier, décalant le "problème" (car c’est un autre débat) voir même l’amplifiant, bref effet inverse de celui (a priori) recherché.
De façon générale, les prix sont déjà prohibitifs, et comme le soulignait Tzara, "dans l’alcool j’ai trouvé mon seul oubli la liberté".
Ils veulent nous faire vivre 120 ans, nous faire cracher jusqu’au bout avec une retraite qui sera inexistante, sous tutelle et sous contrôle, de bons petits soldats dopés aux anti rides et à la Winner attitude.
permettez à ceux qui le souhaitent de ne pas y souscrire. Ce n’est pas l’idée que je me fais de ma vie.