J apprécie votre article, très pédagogique. J en partage les analyses mais pas forcément les conclusions.
En effet, le système de financement de l immobilier, aux Etats Unis, mais aussi en Europe, a perdu pieds en supposant que la bulle immobière était pérenne. Quelle folie aussi de créer de la masse monétaire, du pouvoir d achat, sur un vecteur aussi cyclique. Cela a d autant moins de sens aux Etat Unis que l immobilier n est pas construit pour durer dans un pays de culure nomade.
Les gouvernements auraient voulu un "soft landing" et ont tout fait pour maintenir les prix de l immobilier à des niveaux artificiellement élevés : taux d intérêts préférentiels, aides fiscales...conscients qu une crise immobilière aurait des conséquences économiques bien plus dures qu une crise boursière (cf le rapport Marini au Sénat datant de 2005). Résultat : ils auront les deux, tant la valeur des biens est décorellée de la capacité de financement des primo accédants.
Est ce pour autant l apocalypse annoncée par moultes prédicateurs sur Agoravox. Que nenni. L immobilier reviendra dans les 4 prochaines années sur sa ligne de flottaison indexée sur l inflation, qu elle avait quitté il y a 6 ans. Il sera alors possible à nouveau d effectuer des prêts sur des valorisations sensées.
Le bon sens fait loi, cette crise nous le rappelle.