- Faire modifier la loi Evin de 1991 par le Parlement pour imposer une interdiction absolue dans tout lieu public était d’une simplicité sidérante : Il suffirait de retirer les huit derniers mots de l’article de principe (« sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs »). Cela n’aurait pas exigé trop de fatigue chez nos parlementaires.
- Mais on a choisi de recourir à un décret, ce qui empêche de poser une interdiction absolue de fumer dans les lieux publics. Car cette interdiction absolue n’existe pas dans la loi elle-même. Bref, cela risque d’être un décret pour pas grand-chose, une mesurette.
Mais si l’objet est autre pourquoi pas ? Faire croire avant les élections que l’on se préoccupe sérieusement de ce problème de santé publique et qu’on n’est pas soumis aux lobbies du tabac ni à la pression des buralistes.