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frédéric lyon 31 juillet 2008 21:14

Le nombre de sous-marins de traficants repérés (et non-arraisonnés) à proximité des côtes américaines ne cesse d’augmenter. On peut toujours les arraisonner, bien évidemment, mais il est difficile de le faire sans que les traficants n’aient le temps de balancer leurs cargaisons de drogue à la mer !

C’est pourquoi il est question de passer une nouvelle loi au Sénat américain, qui permettra d’arraisonner les sous-marins sans pavillon et surtout qui permettra de faire condamner les membres de l’équipage de ces batiments sans pavillon, même en cas d’absence de drogue à bord.

Nous n’en sommes pas encore là en Europe. Toutefois les gardes-côtes Espagnols basés à Tarifa, au point le plus méridional de l’Europe (détroit de Gibraltar), viennent de recevoir une batterie complète de radars de surveillance maritime.

Il est question d’étendre progressivement ce maillage radar sur le pourtour méditerrannéen.

A noter qu’il est également question de créer un service de garde-côte européen qui rassemblerait sous son ombrelle des services trop dispersés aujourd’hui. Les différentes missions de garde côtière (surveillance des routes martimes, sécurité des batiments de commerce en transit, secours en mer, police maritime, répression de l’immigration clandestine et répression des trafics) étant distribuées entre de multiples administrations, à caractère civil ou militaire, sans grande coordination.

Le corps de garde-côtes existe en Grande Bretagne, en Italie, ou en Allemagne, par exemple, mais n’existe pas en France à proprement parlé (il existe toutefois en France une gendarmerie maritime).

Or, tout le monde sait que la surveillance des côtes, principalement des côtes méditerrannéennes sera cruciale pour la sécurité civile et militaire de l’Europe dans le futur.

Les US Coast-Guards (et les Canadian Coast Guards) constituent sans doute un excellent modèle, qu’il faudrait adapter en Europe.

La majeure partie de la drogue en Europe arrive en Espagne, en provenance du Sud de la Méditerrannée, pour être ensuite dispatchée par la route dans toute l’Europe. Les autoroutes partant d’Espagne passent toutes par la France, (bien sûr) et les services des douanes français emploient aujourd’hui de gros moyens, (y compris aériens) pour surveiller le trafic routier sur nos grands axes à partir de la frontière espagnole. toute la drogue et une grosse proportion d’immigrants clandestins transitent sur ces axes venant du Sud.

Il faudrait coordonner la lutte au niveau européen.





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