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Imhotep 23 août 2008 12:00
Imhotep

 Excusez-moi, mais je ne suis pas d’accord avec votre interprétation. Du moins, quels que soient les sentiments de Sarkozy dans cet événement ou la façon dont a pu l’affecter la mort de ces soldats, il y a des lieux et des places selon le discours que l’on doit tenir.

D’abord voici un article du Post qui démontre l’attitude général de Sarkozy dans les différentes manifestations de recueillement dans lesquelles il y a cette phrase indécente et extravagante où il précise que lorsqu’il disait que si c’était à refaire il le referait cela ne voulait pas parler de l’embuscade. Le petit rire qui suit (voir sur la vidéo, n’est que la conséquence et non le principal). Là où je ne suis pas d’accord avec vous et en tire une analyse complètement différente, c’est qu’il y a des paroles qui doivent être prononcées en lieu et en heure. Lors de cette cérémonie, ce qui n’était pas le principal sujet, ce n’était pas sarkozy et sa mise en scène, c’était la mort des soldats et l’honneur qui leur était rendu et en aucun cas la solitude du chef e l’Etat et la grandeur supposée de ce poste. Il détourne totalement la tristesse vers la valorisation de sa fonction par la solitude qui veut dire la responsabilité et la grandeur. Cette réflexion sur la solitude se fait dans un livre, dans un entretien général, dans une biographie mais en aucun cas au moment des obsèques. Il détourne complètement une cérémonie à son profit. Et pour moi cette image où il est seul devant les corps (sauf Fillon également) est un mélange des genres. Et même s’il a des émotions, il ne peut s’empêcher de tirer à lui tout évènement.

La compassion devait aller au famille et non l’apitoiement sur la solitude du chef de l’Etat. En tout cas son message est réussi puisque vous faites cet article et que la presse réagit ainsi. Le site Arrêt sur Image (réservé malhuereusement aux abonnés) réagit également de la même façon que moi, alors que je n’avais pas lu l’article de Schneidermann avant.

Ma réflexion venait de ce fait qu’il s’agit lors d’une cérémonie mortuaire, de rendre hommage et non de justifier son action et de pleurer sur son compte. Comme je l’ai dit plus haut, ce discours de solitude, l’explication et les raisons de la présence en Afghanistan est un autre débat en un autre lieu. Mais après.
J’en tire donc la conclusion totalement opposée. Alors que justement cet événement tragique pouvait lui donnait de la dignité et du recul, il parle de lui et de sa solitude et prend le chemin opposé de la réflexion sur ses actes. Il parle de la forme qu’il met en scène, et en plus pas au bon moment, mais démontre par le fond le contraire.



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