Chant du Guerrier modeste et sans repos
T ’ aurai je sur ma couche , captive gardée
Nubile Philistine à la langue perfide
Conquise en le fracas d’ un combat sans pitié .
De par tes sanglots longs et ton regard humide
Pourras tu desarmer mon dur glaive d ’acier .
Dessous un voile fin, ceint de velours aux hanches
Verrai je la douceur de ta brune toison
Sur le satin de tes cuisses et sur ta peau blanche
Boirai je à ta fontaine pour guerir le poison
Fille d ’Ascalon , cruelle est ta vengeance
Qui fit naître en mon coeur un brasier de tourments
Tu ne l ’eteindras point car telle est ton engeance
Va libre et sans chaîne ,ô toi , vers tes parents
Dis à ta contrée que l ’Hébreu magnanime
Au méchant Philistin inflige un chatiment
A celui qui t ’ aura , ton époux légitime