JONAS à : Sébastien Galliot,
Vos compétences en informatique vous permettent d’être objectifs et je saurais les mettre en doute.
Si Monsieur Krolik est un ancien technicien qualifié de l’industrie électronucléaire, il n’est pas pour autant ingénieur, ni professeur en physique nucléaire. Le Pr Pellerin lui, l’était, il l’est encore même s’il est à la retraite. M. Krolik est un de ses admirateurs !
M. Olivier Cabanel est autodidacte. Après l’accident nucléaire de Tchernobyl, le professeur Pellerin s’est exprimé sur tous les médias, pour dire que la France n’était pas contaminée et qu’il n’y avait aucun danger à consommer tous les aliments en France.
M. Cabanel est un des premiers à avoir établi matériellement la contamination du sol français, en faisant analyser des champignons qui avaient un taux anormal de radioactivité (voir les articles de presses sur son site).
Un grand Professeur prix en flagrant délit de mensonge et qui s’est retrouvé quelques années après devant les tribunaux pour cette raison, ce n’est pas anodin, même s’il a été acquitté pour vice de procédure.
Depuis la haine dont fait l’objet M. Cabanel dans ces milieux, n’a jamais cessé.
Personnellement, je suis témoin à décharge de M. Cabanel, pour avoir constaté dans un CSP (Centre de Secours Principal) d’une caserne de pompiers, du déclenchement à plusieurs reprises des sirènes d’alarmes reliées sur la sonde atmosphérique de radioactivité à cette époque. C’est un détecteur de seuil calibré qui déclenche lorsque cette dernière dépasse la DMA (Dose Maximale Admissible). Compte tenu des alarmes à répétitions, nous avons été contraintes officieusement, d’en rehausser le seuil. Le devoir de réserve, ne nous a pas permis de faire des déclarations à la presse. Personne aujourd’hui ne mettrait en doute cette contamination.
En tant qu’ancien Officier, qualifié NBC (Nucléaire, Bactériologie, Chimie), Monsieur Krolik n’est pas en mesure de m’abuser, vous avez toutes libertés de déterminer où sont les menteurs.
Je peux déjà anticiper sa réponse, pour les champignons, il vous dira que pour atteindre la DMA, il fallait en manger au moins 1 kg par jour.
Pour la pollution atmosphérique, il répondra que ces dépassements ont été furtifs.
L’astuce des pros nucléaires, c’est de dire que la radioactivité est naturelle, que le Rhône en Charrie des centaines de Kilos, etc.
La réalité est bien différente, l’Uranium existe à l’état naturel, MAIS ! Les rejets des centrales ne sont pas naturels, les combustibles sont traités et les résidus de la fission donnent de nombreux isotopes artificiels, dont un des plus redoutables, le Plutonium.
Un millionième de gramme peut induire un cancer, en particulier s’il est inhalé, en dose efficace, il pourrait de cette manière tuer 1 million de personnes.
Je ne rentrerai pas dans les détails, car je suis las des batailles de chiffres avec M. Krolik, d’autant que ma qualification concerne la protection des personnes. Je connais parfaitement les dangers auxquels ces Messieurs exposent les populations et ils les connaissent tout autant que moi. Avec cependant une différence fondamentale, ils sont causes et partie, mes collègues et moi nous ne le sommes pas.
On a peur de ce que l’on ne connaît, nous connaissons très bien notre métier, ce qui nous permet de prendre des risques calculés, les populations comptent sur nous pour les protéger. En matière de nucléaire, les médias font croire que nous sommes en mesure de maîtriser un accident nucléaire, c’est complètement faux ! Nous sommes en mesure par les CMIR (Cellules Mobiles Radioactives), d’en mesurer la gravité, de déterminer des périmètres de sécurités, de canaliser l’évacuation des personnes vers des zones momentanément non contaminée, de donner les premiers soins, et c’est tout !
Pour conclure : un copier collé d’un de mes messages en début d’article, auquel, M. Krolik a répondu entre autres : " les villes bombardées du Japon ont été reconstruites 6 mois après les bombardements et les Japonais qui n’ont pas attendu 24 000 ans ne s’en portent pas si mal que cela ".
Dans ces conditions, je refuse le débat, il n’a plus de raison d’être.
La leçon de Harrisburg
"Après 2 835 incidents survenus dans les 72 réacteurs en service aux États Unis, l’accident (de gravité n° 9) de la centrale de Harrisburg alerte les consciences. On s’aperçoit, aujourd’hui, que les techniciens en savent bien peu sur le comportement d’un réacteur soumis à des conditions inhabituelles de température et de pression. Tout, dit-on, est à revoir. Les rapports fusent. Est-ce suffisant pour rassurer les populations ?
Le cauchemar s’est dissipé. Et après trois semaines de lutte, on est enfin parvenu à refroidir le cœur de la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie. Les petites bourgades des alentours, Harrisburg, Middle Town, Goldsboro, réapprennent doucement à vivre. Mais à la suite de cet accident qui a failli tourner à la catastrophe nationale, l’Amérique s’est aperçue que tout n’allait pas pour le mieux dans le monde nucléaire. Elle a constaté avec effroi les imperfections, les incohérences, les lacunes du programme nucléaire".
Ce n’est pas avec des personnes comme Krolik, que nous tirerons les leçons des derniers accidents, puisque ce ne sont que des " incidents ? ". Il n’y a donc aucunes leçons à tirer… !
Il en est du nucléaire comme de l’Armée, nous avons toujours une guerre de retard !
Amicalement à vous.
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