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Krokodilo 25 septembre 2008 10:06
Krokodilo

Gnole,
votre analyse m’étonne, car je ne tape pas sur les profs (hormis un tire un peu provocateur, je le reconnais), j’explique même en détail que l’origine de cette situation est à chercher à Bruxelles, lorsque des zozos ont fixé un objectif à atteindre beaucoup trop élevé.
Je les défends même assez souvent en contredisant régulièrement le cliché selon lequel l’enseignement des langues serait mauvais en France : il est comme ailleurs, inégal, et les tests récents basés sur le Toeic nous situent dans la moyenne.
Vous vous efforcez d’imaginer leur réaction : « Ce que redoutent ces profs est simple... qu’on leur impose de certifier x% d’élèves et donc de ne pas évaluer les niveaux réels des élèves et donc de ne donner aucune réalité à cette certification. », et c’est probablement assez bien vu ; personnellement, je n’ai pas imaginé mais cité des extraits issus de leurs pétitions et communiqués.
Aucun ne dit que le niveau exigé pour le bac est irréaliste, ce qui est pourtant évident depuis le début (le niveau exigé pour le brevet a d’ailleurs déjà été abaissé).
Cette exigence grippe tout le système (quelle correspondance faut-il établir entre la note en LV1 en terminale et le niveau selon l’échelle ?), un système déjà bien fragile comme vous le dites.
Aucun prof à ma connaissance n’a clairement revendiqué la certification pour eux-mêmes.
 Au contraire, ils semblent s’opposer à ce que l’évaluation soit basée sur le contrôle continu, c’est-à-dire sur leur jugement tout au long de l’année, ce qui serait pourtant à la fois simple, efficace et économique.
D’accord donc que le ministère et les rectorats mènent la barque, mais l’analyse des profs de langue est assez ambigüe sur le sujet, et peu pratique, àmha.

Je parle de quitter le monde des rêves parce que les profs de langue me semblent avoir du mal à admettre qu’une deuxième langue est quelque chose de très difficile, et que l’école ne peut que faire une initiation en langues étrangères, certes plus ou moins poussée, de même qu’un bachelier n’est pas déjà architecte ou biologiste. Et cette réticence les a jusqu’à présent empêchés de dire clairement que le niveau fixé est très largement surestimé.




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