• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

vigie 13 octobre 2006 00:06

Nous n’en finissons pas de nous repentir, pour tout les errements de l’histoire, nous devons être sur cette planète un des seuls peuple en repentance perpétuelle, et qu’est-ce que cela nous a apporté une tonne de débat stérile, une société en perpétuel déchirement. Et une condescendance amusée et ironique des autres nations. Nous sommes devenues un peuple de sycophante relayé par un battage médiatique incessant nous avons instituer ce sport national de pleureuse de l’histoire.

On pourrait penser que par ce long chemin de Pénitence nous ayons enfin obtenu l’absolution et que nous pourrions regarder sereinement notre histoire en face dans une douce douleur apaise, mais que nenni ! . Pascal Bruckner : écrivait : « il y a plus de vingt-cinq ans, dans te Sanglot de l’homme blanc, j’avais cru que le sujet était clos et qu’on allait pouvoir se libérer de ce long remords colonial et repartir sur de nouvelles bases. Les attentats du 11 septembre 2001 ont changé la donne. »

Voilà qu’au lieu de nous accorder le crédit d’un certain courage, alors que s’insinuant dans la blessure profonde, et les entailles de la douleur tous les rédempteurs redresseurs de torts sortent de leur tanière avec des arguments plus ou moins fallacieux, et vont y faire leurs nids. Cette France on va lui faire rendre gorge, et de génération en générations se transmet par atavisme la facture d’un passé ou l’on ne comptabilise que le passif, comme si les plateaux de la balance devait pencher uniquement de ce coté-la.

Alors que d’autres nations qui niant et s’arc-boutant sur le leur on relégué aux oubliettes des pans entiers de leur histoire pour le plus grand bien de la cohésion sociale, au grand dam de la vérité historique, nous nous continuons gaillardement à farfouiller avec délice dans les crottes et les excréments de notre histoire.

Cette tendance a la mortification n’a pas de raison de cesser. Pascal Bruckner, encore lui disait : « je pense que le devoir de mémoire a corrompu le débat intellectuel, politique et socio-logique ; on a sacralisé une mémoire qui était en réalité non pas la mémoire des faits historiques, mais une mémoire très souvent imaginaire qui flatte le narcissisme de certaines minorités. Les dégâts de la victimisation sont énormes. Chaque groupe désormais revendique une souffrance qu’il brandit comme un étendard et dont il souhaiterait qu’elle soit reconnue par tous. Le malheur descend des pères aux fils, nous sommes tous descendants d’esclaves, de colonisés, de prolétaires, de déportés. Les historiens ont perdu leur droit de cité, pas tous Bien sur. Pétré-Grenouilleau pour l’esclavage, Claude Liauzu et Vidai-Naquel pour le colonialisme, Daniel Lefeuvre pour l’Algérie, Pierre Nora ou Max Gallo pour la France, etc. Ils tentent de donner une vision plus complexe des choses, de désamorcer le piège de la mémoire affective, mais qui les écoute ? On veut se servir du passé comme d’une matraque pour taper aujourd’hui sur des cibles précises. On ne condamne plus une politique, mais l’Etat, la République, la nation, la France. Certains historiens, désespérant peut-être d’accomplir un réel travail érudit, se transforment en procureurs, en simplificateurs, se servent de leur métier comme d’une tribune idéologique pour impulser des luttes militantes. D’aucuns se plaisent à gonfler le nombre des victimes, à comparer les massacres de Sétif avec la Shoah. A ce compte, il n’y a plus de différence entre l’armée française et les Einsatzgruppen du IIIe Reich. N’est-ce pas ce qu’a laissé entendre le président Bouteflika ? »

Aussi On traîne la France au banc des accusés victime expiatoire toute trouvé, bouc émissaire nation de toutes les erreurs, la ficelle n’est t’elle pas un peu trop grosse !!!

Camus disait : « Il est bon qu’une nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les raisons qu’elle peut avoir encore de s’estimer elle-même. Il est dangereux en tout cas de lui demander de s’avouer seule coupable et de la vouer à une pénitence perpétuelle. »



Palmarès