@ Romain Desbois
C’est le peuple souverain , par l’intermédiaire de ses représentants , qui est censé décider de ce qui trouble l’ordre public . Pour cela , il doit se baser sur la Raison et sur la déclaration des droits de l’homme.
C’est l’ingéniosité de notre constitution , de mettre en préambule la déclaration de 1789 , et d’instituer un Conseil Constitutionnel veillant à ce que les représentants du peuple ne votent pas des lois contraires aux libertés élémentaires.
Les créateurs de la DDH étaient probablement conscient de l’adage pascalien " vérité en deçà des Pyrénées , erreur au delà ." L’ordre public était à une époque que des homosexuel(le)s ne s’embrassent pas dans la rue , maintenant il a changé ( il arrive à l’heure actuelle , rarement , que l’on voie des homosexuel(les) s’embrasser dans la rue ) . L’ordre public , il y a quarante ans , était que les vitesses n’étaient pas limitées , pas plus que l’alcoolémie . L’ordre public a changé ,avec de nombreuses vies sauvées. Des homosexuels qui s’embrassent dans la rue n’entraînent aucun préjudice sérieux , des ivrognes roulant à fond de train en provoquent . C’est donc la Raison , éclairée par la DDH de 1789 , qui fait que les homosexuel(le)s peuvent s’embrasser dans la rue et que l’on ne peut plus foncer ou être bourré en voiture .
La liberté religieuse ,comme les autres libertés , ne saurait être illimitée. Je pense qu’il est extrêmement préjudiciable pour un enfant , dans la France de 2008 , d’avoir une mère affublée d’une burqa . Je pense qu’une femme accoutrée d’une burqa a une probabilité définitivement égale à zéro de trouver du travail dans cette tenue et donc de subvenir à ses besoins , ce qui l’oblige à vivre d’allocations payées par les citoyens de ce pays . Rien que cette double constatation justifie l’interdiction pure et simple de cet accoutrement liberticide .