Bonjour,
Comme le précise avec à propos Wesson, si l’Europe ne veut pas du gaz Russe ce n’est aucunement un problème.Les récentes entrevues sino-russes confortent l’idée d’un rapprochement entre les deux pays, y compris et surtout sur le plan énergétique, ce qui n’est pas véritablement une bonne nouvelle pour le vieux continent.
L’Europe a très mal joué ces dernières années, et le concert de récriminations envers le pouvoir Russe n’ont fait qu’irriter non seulement les autorités mais le peuple qui sature de devoir subir les leçons de morale d’un occident tellement propre sur lui qu’il est de plus en plus détesté de par le monde.
Pour le reste je lis que la Russie use de son arme énergétique, à cela j’émets trois remarques :
- On prend souvent l’Ukraine comme exemple de cette arme énergétique mais on oublie étrangement de signaler que la Russie a moins voulu punir ce pays de sa révolution orange que de mettre fin à un régime tarifaire hérité de l’ex-URSS. La façon de procéder a été d’autant plus brutale je le concède que les autorités Ukrainiennes n’ont été en rien conciliantes lors des négociations. En outre, la Biélorussie (pourtant alliée de la Russie) s’est vue elle aussi imposer une mise à niveau de ses tarifs gaziers, comme quoi...
- L’arme énergétique via la spéculation abusive et irraisonnée est bien plus dangereux pour nos économies que la menace Russe, à ce petit jeu là les plus prédateurs se situent moins du côté de l’Oural que de l’Atlantique...
- Le Premier Ministre Vladimir Poutine vient de déclarer récemment qu’il s’inquiétait de la trop grande dépendance de la santé économique du pays vis à vis des hydrocarbures. Inquiétude qui avait déjà été formulée en son temps par Medvedev qui prônait les 4 I pour y faire face. Etrange tout de même que le grand méchant loup se méfie de son principal moyen de coercition vis à vis du monde entier !
Cordialement