En parfait désaccord avec cet article. Le Canada par exemple est le pays qui résiste et va mieux résister que les autres à la crise. Ensuite cet article repose sur de supposées valeurs que posséderait la France. On l’a vu pour l’immobilier aux USA. Un tel patrimoine s’il était à vendre d’un bloc ne trouverait pas preneur. On le voit déjà en tentant de vendre de l’actif. Ensuite une partie des biens en actions a fondu avec la chute de la bourse. Par ailleurs ce qui est plus qu’inquiétant c’est que tout le monde prend, et l’auteur avec, l’endettement par rapport au PIB, or ce n’est pas par rapport au PIB qu’il faut regarder car le PIB ne rembourse rien, mais par rapport au budget de l’Etat et là c’est la catastrophe. Avec la crise et l’augmentation de l’endettement et l’augmentation du taux de l’emprunt le remboursement de la dette devient explosif. Enfin la théorie de l’endettement pour le développement n’est valable que pour l’industrie et encore. Effectivement dans un premier temps entre une entreprise qui s’endette et une autre celle qui s’endette va croître plus vite. Cependant si on a une vue à assez long terme, ce qui est le rôle d’un état, si on arrive à avoir un budget excédentaire on va mettre quelques années à rattraper son retard, mais par la suite l’excédent budgétaire va faire un effet formidable de levier et la différence des courbes, l’une est logarithmique celle de l’endettement alors que l’autre est exponentielle. Cependant pour l’une on a plus tout de suite et on fait payer aux autres les efforts, plus tard et la seconde est plus dure tout de suite et n’offre que des bénéfices plus tard. L’une est égoïste et imprévoyante, l’autre est généreuse et visionnaire. L’une est électoralement payante et l’autre n’est pas payante pour être élu. L’auteur défend les fameuses thèses de l’endettement mère de tous les profits. Il use dans son raisonnement même du patrimoine immobilier alors que la crise vient justement de prouver que l’endettement court à la catastrophe. Il biaise le raisonnement en mélangeant des actifs invendables avec des liquidités, il mélange % du PIB qui ne veut rien dire avec % du budget qui est beaucoup plus parlant, il mélange épargne privée et épargne publique comme si l’une et l’autre était en position d’être utile de la même façon. Et a contrario de son exemple, au-delà du Canada, il y a des sociétés comme Apple qui non strictement aucun endettement, zéro, nada, mais au contraire ont 25 milliards (je crois) de cash. cela non seulement ne les empêchent pas d’investir, mais cette société est une machine à cash. Elle fait d’énorme développement, son niveau de R&D peut faire pâlir la France et ses universités. C’est le contre exemple parfait que le non endettement, peut permettre des développements fulgurants et même dans le secteur industriel. Et il ne fat pas croire que parce qu’Apple ne fabrique pas ses machines, cette société n’investit pas. C’est tout le contraire.
Ce discours de l’auteur a encore des adeptes, dont lui, mais il est dangereux. Il nous fait bien rire avec nos bébés qui naissent avec une cuillère en or dans les couches. Il n’a qu’à dire cela à tous les licenciés actuels, et à tous ceux qui devront payer les impôts supplémentaires pour payer ne serait-ce que le service de la dette, de l’argent qui serait bien utile ailleurs plutôt que de rémunérer à nouveau des financiers qui vont s’enrichir.
L’endettement, dans les situations actuelles est un cancer qui nous étouffe.
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