Merci pour ce trés nécessaire rappel, qui nous oblige à ne pas nous apitoyer sur la misère de certains pays africains, par exemple, mais à comprendre la logique d’un système pervers qui les appauvrit d’année en année...
L’obligation sans discernement du libre échange fait que au Mali, par ex, le litre de lait en poudre coûte moins cher d’un euro que le lait frais produit localement, le riz importé à bas prix de Thaïlande par le Sénégal ruine les agriculteurs de Gambie, le coton du Tchad ne peut rivaliser, malgré sa qualité, avec celui, subventionné des USA,etc...et l’on s’étonne de l ’exode agricole vers des villes devenues dramatiquement ingérables et de la pression migratoire vers l’Europe.
Nous ne jouons pas dans la même cour...
J’ai retenu un passage de la revue à laquelle vous renvoyez :
« En fait, l’agriculture orientée vers l’exportation a réduit la sécurité de l’alimentation en encourageant un passage de la production locale viable à petite échelle à la production industrielle non-viable. Elle apporte aussi des changements dans la possession des ressources naturelles et des moyens de production, qui passent des petits propriétaires/producteurs autonomes à des grands intérêts commerciaux. Les paysans sont déplacés de leurs fermes, pendant que les intérêts commerciaux s’emparent de la terre pour la production de produits d’exportation. Ces entreprises ont souvent un impact environnemental négatif, créant d’autres difficultés pour les communautés locales. »