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Voltaire 6 janvier 2009 13:22
Voltaire

Je ne suis pas certain de bien comprendre le fond de cet article et le message que souhaite faire passer son auteur.

Les partis politiques ne sont que le reflet de l’organisation sociale humaine. Ils rassemblent des personnes qui ont des intérêts communs, et qui donc mettent en commun leurs ressources pour atteindre des objectifs qui leurs sont bénéfiques. On peut appeler cela du corporatisme.

Bien sûr, il y a aussi des objectifs à visée plus universelle dans les partis, mais à y regarder de plus prêt, il s’agit plutôt de corporatisme élargit : un parti politique n’a jamais de vision désintéressée pour ses membres. Cela ne signifie pas qu’un leader ne puisse pas porter une telle vision, de temps à autre : De Gaulle, Rocard, Barre, Delors, Bayrou avaient ou ont un idéal politique qui dépasse largement ce corporatisme, mais les partis ? Ils sont là pour aider les leader, et défendre des intérêts, plus ou moins large.

Certes, de nombreux adhérents de partis ont une démarche qui dépasse ce corporatisme, soit parce qu’ils adhèrent à ce même idéal, soit parce qu’ils sont séduit par une personne. Mais le parti sert, avant tout, à défendre une catégorie plus ou moins large de la population ; il n’y a pas de parti à vocation réellement universelle (le MoDem actuel est un peu un cas à part, mais il finira sans doute dans le même moule).

Est-ce négatif ? Non, c’est juste humain, et la démocratie fonctionne ainsi. Sociologiquement, les partis sont donc inhérent à notre système social : UMP ou PS sont donc éternels, même s’ils se transforment, au gré des changements des groupes qu’ils défendent.

Ainsi, l’UMP ne défend plus les catégories populaires récemment immigrées, mais se concentre sur les personnes âgées, à côté des intérets des personnes les plus riches. Le PS ne défend plus les intérêts des ouvriers, mais principalement ceux des fonctionnaires... (ceux-ci étant sur une pente descendante, le PS doit donc trouver d’autres intérêts à défendre pour l’emporter) ; et le MoDem défend principalement les classes moyennes, en rognant vers les classes populaires provinciales délaissées par le PS et l’UMP.

Ces partis peuvent-ils devenir des non-partis ? Même si internet a révolutionné la démocratie, celle-ci se fonde toujours sur la nature humaine. Une élection peut se jouer en dehors des partis, mais sur le long terme, ceux-ci sont indispensables dans notre système actuel. En démocratie, les partis sont immortels.



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