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LeManu 30 janvier 2009 14:48
Emmanuel Aguera

Le problème restera de la confiance au Banquier.
La mérite-t-il encore, ou plutôt, sommes-nous encore capable de lui faire confiance ? Personnellement, c’est non.
La désinvolture générale de l’échiquier politico-médiatique nous pousse gentiment à oublier que les arguments électoraux de Sarkozy (travail, argent, libéralisme, etc.) sont précisemment les responsables de cette crise qui a transformé le capitalisme, déjà pas très équitable par nature, en financialisme, et l’entrepreneur en agent économique. Personne n’en est dupe mais peu se dit : Qui de censé approuverait de renflouer les mêmes banques avec les mêmes personnels, les mêmes administrations et les mêmes modes de fonctionnement ?
C’est pourtant exactement ce qui se passe.
Filer du fric aux banques pour qu’elles puissent nous accorder les prêts qui relanceront la machine relève du backchich. Alors, sauver les banque juste pour sauver les banques ?
On, n’a pas fait tant d’histoires pour la métallurgie...
Et j’aurais pourtant aujourd’hui plus confiance en un métallo, s’il en restait, qu’en n’importe lequel des banquiers.
La banque est un parasite de l’économie qui n’a pas sa place dans l’idéal que je me fais du concept de transaction valorisée entre les hommes.
L’argent lui-même m’est une notion suspecte, sur laquelle s’arqueboute la sphère financière, mais à y regarder de plus près l’utilisation généralisée des cartes plastiques, bientôt celle de nos portables, l’e-commerce, etc. ne nous poussent-t-ils pas à regarder d’un nouvel oeil différent les coffres-forts ou la boîte à sucre de nos grands parents ? De banques centrales suffiraient. Pas des nationales, plutôt genre niveau européen, à la necessité-près d’harmoniser un minimum les axes sociétaux et leurs plus que nécessaires transformations.
Je sais, je sais, je délire... Alors, puisqu’il faurt croire en la démocratie...

Car ce principe me reste, que l’important, comme dans tout dilemne, n’est pas de savoir si c’est possible mais de faire comme si ça l’était. C’est le seul vrai moyen d’avancer sans faire du sur-place, si vous voyez ce que je veux dire (!) et c’est exactement ce qui me semble se passer actuellement. Démocratie ou non.

Je n’ai vu personne envahir les Bahamas, Jersey, Luxembourg ou autres... J’ai beau tendre l’oreille, on ne me parle pas plus qu’avant des "actionnaires", cette classe qui bizarrement n’apparaît pas dans les médias comme telle. On voit les belles bagnoles à 100.000€ sur auto-moto, on voit les montres aux poignés des stars, on voit des salons de la mode, des bijoux, on voit des yachts dans les ports, on les voit et on rêve... Mais où sont les actionnaires ?
Et qu’on leur dise deux mots, au lieu de leur faire des chèques, en plus...

Ah, merde ! c’est ses potes ?...




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