Un peuple, une nation, une religion, quel flou quand on y pense aujourd’hui. L’article a le mérite de poser la question.
Qui sommes nous vraiment ? Ou plutôt quelle est l’identité que l’on nous pousse à adopter ?
A chaque époque, en fonction des circonstances et des contraintes, qu’elles soient politiques, territoriales, militaires ou simplement économiques, les groupes humains ont été poussés à adopter une identité particulière définie par des caractéristiques culturelles et cultuelles, ainsi que l’occupation d’un espace géographique en extension.
Le monothéïsme à consacré définitivement la croyance comme élément distinctif d’un peuple, au même titre que l’élément ethnique ou géographique. Dans cette acception, le peuple juif existe bel et bien, qu’il soit issu des populations autochtones d’Afrique du nord et du peuple Khazar ou des hébreux originels, quelle importance après tout, puisqu’au yeux du monde extérieur il est vu avant tout comme juif et traité en tant que tel.
Pour ce qui est de la légitimité d’un peuple à vivre sur sa terre ancestrale, la seule politique qui compte vraiment au final, c’est la politique de la force brutale et du fait accompli, c’est facile à prouver. Les musulmans on colonisés et convertis par le sabre des millions d’individus de par le monde, de la même façon que les chrétiens l’on fait, souvent en concurrence l’un envers l’autre. Les populations conquises ont été transformées et les nations converties sont aujourd’hui considérées comme des pays arabes. Les peuples qui résistent et conservent leur identité originelle sont combattus par tous les moyens possibles et imaginables.
Je ne vois pas pourquoi le peuple juif ne pourait pas utiliser les mêmes méthodes barbares que les conquérants chrétiens et musulmans ont employés pendant 1400 à 2000 ans. Jusqu’à quelle époque convient-il de remonter pour réparer les injustices ? Qui peut légitimement être comptable de tout cela dans un monde ou la force prime sur l’intelligence et ou l’histoire est écrite par les vainqueurs ?
Ce qui gêne véritablement, c’est l’incroyable envie de survivre qui caractérise les juifs qui sont toujours là, plus en forme que jamais, avec leur langue, leur culture, leur religion, malgré les multiples tentatives de les faire totalement disparaitre. Ce qui gêne la multitude c’est qu’ils ne sont pas sensibles aux techniques habituelles employés pour les noyer dans la masse et les faire disparaitre culturellement à défaut d’une élimination physique, les bougres veulent rester maitres de leur identité.
Quoi qu’on en dise ou qu’on en pense, dans le jeu de la survie ils ne sont pas les plus mauvais, loin de là, surtout si l’on prend en compte leur nombre.
Pour finir sur l’identité, nous les Africains du nord, après avoir été tour à tour Amazighs, lybiens, numides, maures, barbares, juifs, chrétiens, musulmans, ottomans, indigènes sous domination française, arabes arabes arabes (trois fois c’est symbolique), nous n’aspirons qu’a être ce que nous avons toujours été, Amazighs, libres et fiers.
Malheureusement pour nous, la justice s’est absentée pour inventer la machine à remonter le temps. Dans l’attente nous nous dépatouillons tant bien que mal avec nos problèmes identitaires (ce que l’on est et ce que l’on voudrait que l’on soit), et nos enfants continuent d’apprendre à l’école une langue qui n’est pas leur langue maternelle.
La nouvelle géographie nous a propulsé de l’Afrique du nord occidentale vers le moyen Orient, le mot occidental est une insulte tellement infammante qu’on lui préfère l’appellation générique de Maghreb auquel on accole souvent le terme arabe pour bien préciser, des fois qu’on l’aurait oublié, l’identité que l’on veut nous voir adopter.
Un peuple, une nation, une religion, quel flou quand on y pense aujourd’hui...