@ Krolik,
Bien que confirmant le caractère uranifère connu de longue date des géologues de certaines de nos régions (Bretagne, Massif Central, Corse...), la cartographie du radon domestique en France métropolitaine publiée en 2000 par l’ancien Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire n’est pas représentative (plus de 73 % des communes n’ont fait l’objet que de mesures uniques et l’emploi illicite de la moyenne arithmétique induit une exagération d’un vacteur qui varie de 1,1 dans le Val-d’Oise à 2,8 dans les Hautes-Alpes) et est entachée d’un gigantesque biais d’échantillonnage non corrigé : les maisons individuelles (le plus souvent de plain-pied) construites avant guerre sont 562 fois plus représentées (4593 mesures pour 4924845 logements) que les appartements (le plus souvent dans les étages) dans des immeubles construits après guerre (12 mesures pour 7234929 logements).
Au sujet du 137Cs, en plus de sa période de décroissance radioactive de 30,2 ans, il est intéressant de noter que sa période biologique n’excède pas 110 jours.
Quant à la relation linéaire sans seuil, on sait depuis les années 60s qu’elle ne rend pas compte des phénomènes de restauration cellulaire constatés. On sait aujourd’hui que les cellules touchées par un rayonnement ionisant « préviennent » leurs voisines qui activent alors les mécanismes protecteurs appropriés.
Au plaisir de vous lire,.. bonne journée.