@marcoB12
" Ensuite pour des raisons ECONOMIQUES on préfère les renouvelables partout"
Je voulais dire que vu la crise du crédit, vu que tout le monde s’attend à une taxe carbone, vu que les Etats US se battent pour recréer des emplois locaux et utilisent un peu les renouvelables pour ça, vu la volonté de limiter les émissions de CO2, en termes macro-économiques les renouvelables le sont plus.
Vous remarquerez deux choses :
- en ce qui concerne la limitation des émissions de CO2, le nucléaire est très bien placé
- il faut dire et redire : la création d’emplois n’a jamais été une finalité économique (elle peut être une finalité politique, pour les élus, mais c’est un autre problème). Je sais que cette phrase va en faire hurler certains, mais, si c’était le cas, il suffirait qu’on se mette tous à ramasser des bouses. C’est peut être caricatural, mais on peut le dire autrement : demander à EDF d’embaucher massivement des agents dans les centres de production nucléaire (ou hydraulique) pour taper le carton. La conséquence économique sera une augmentation des coûts de revient du kWh nucléaire ou hydraulique, mais ce n’est pas très grave, puisque ce sont les moins chers.
« Au prix du kwh ils sont encore plus cher, mais comme leur prix baisse et que le prix des autres est censé augmenter dans la durée. »
Rien n’est moins sûr. Le coût du kWh éolien a fortement augmenté ces dernières années, tiré vers le haut par le prix des matières premières. Tout le monde est plus ou moins à la même enseigne.
J’ai repensé à cette affaire de CVO à Lille. Les chiffres présentés me semblent tellement incroyables que je me demande si l’auteur ne s’est pas trompé en les rapportant.
Par exemple, si on calcule l’impact de l’investissement sur le coût de revient du litre de biocarburant, on trouve environ 2 euros/litre. On est déjà 6 fois plus cher qu’un carburant classique (je parle bien en coût de revient, pas en prix)… sans avoir commencé l’exploitation ! Par rapport aux chiffres qu’on peut trouver un peu partout, on est complètement en dehors des clous.
« J’ai dit plus haut à l’auteur qu’une étude allemande (je l’ai sous les yeux mais ne suis pas parvenu à retrouver son origine sur internet) bien faite estimait le potentiel total du biogaz aux alentours de 4,7% et en comptant seulement les déjections animales sur litière à 0,7% de la consommation primaire d’énergie. Lui parle du tiers.
Je pense que l’auteur se trompe d’un facteur dix en première approximation, mais je n’ai pas eu le temps de faire des calculs approfondis. »
L’ordre de grandeur que vous citez me paraît beaucoup plus réaliste. J’attache plus de crédit à une étude sérieuse qu’aux calculs personnels d’un auteur qui persiste, contre toute évidence, à évaluer le nombre de cancéreux en France à 22 millions.