@Olivier Cabanel
« Il y a une certitude, calculée scientifiquement : une montée d’un mètre déplacera 100 millions d’êtres humains. »
Vous êtes optimiste : l’ordre de grandeur est plutôt de 250 millions.
« La mission Tara qui vient de rentrer d’arctique déclare qu’en 2015, la banquise aura totalement fondu, et provoquera la montée des eaux de 6 ou 7 mètres. »
Il va falloir revoir sérieusement votre copie. Vous confondez banquise et calotte glaciaire. Seules ces dernières peuvent avoir une influence sur le niveau des océans.
Il y a deux grands réservoirs de glace terrestre : le Groënland et surtout l’Antarctique. Les autres glaciers terrestres (Alpes, Himalaya…) comptent pour peanuts à cette échelle.
- si la calotte glaciaire du Groënland fondait intégralement, la remontée des eaux serait de l’ordre de 7 m. A l’horizon de trois ans, rassurez-vous, ce n’est pas d’actualité.
- si le même phénomène survenait en Antarctique, elle serait de 70 m. C’est encore moins d’actualité.
Ces chiffres sont bien connus avec une bonne approximation et ne font l’objet d’aucune contestation. Pas besoin de simulateurs. Ils sont d’ailleurs cohérents avec le lien que vous citez sur lequel vous pouvez lire comme moi : « Une fonte complète des calottes glaciaires entraînerait une montée d’environ 70-80 mètres. »
« Au cas ou la montée des eaux se confirmait, il faudrait se poser une question : comment allons nous gérer l’accueil des millions de réfugiés climatiques ? »
Très mal, je le crains.
« Nous avons peut-être jusqu’en 2015, pour philosopher là-dessus, car de toutes les façons les ripostes imaginées aujourd’hui par nos « penseurs » politiques se résument à taxer les pays qui préferent payer que d’agir pour empêcher le réchauffement. »
Lisez donc « C’est maintenant », le dernier livre de JM Jancovici et O. Granjean. Vous êtes en phase, bien que le titre du livre suggère de ne pas attendre 2015.