Il s’agit notamment de lutter contre la monopolisation du langage par l’idéologie néolibérale, vouloir faire des patients, ou des étudiants des clients par exemple. A cette notion de clientèle est associée la notion de choix, mais en fait le choix n’existe pas ou s’il existe, en voulons-nous vraiment ? Faudra-t-il vraiment faire la course aux meilleurs chirurgiens ou à la meilleure école ou université ? Cela a déjà commencé et le choix est illusoire sauf pour ceux qui ont les moyens financiers de l’exercer. La concurrence entre services publics et services privés n’a pas entraîné une amélioration des services, mais des services à deux vitesses.
Je propose que l’on remplace l’expression la liberté des marchés par celle de la loi de la jungle. Cette liberté me paraît totalement primitive.