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pigripi 8 mars 2009 12:53
pigripi

@pallas

il faudrait que nous fassions des enfants in vitro par le biai de la technologie ou ils seraient elever par le Systeme et en finir avec cette notion familiale qui ne sert a rien.

Vous ne croyez pas si bien dire.
En ce moment, dans le cadre de la révision des lois bioéthiques, on discute à l’assemblée nationale de l’intérêt de légaliser le don d’ovocytes et la location du ventre des femmes (les mères porteuses).
L’éminent professeur Olivennes, gynécologue qui a créé un institut privé de procréation artificielle et qui fait sont beurre avec le ventre des femmes est un défenseur passionné de la libéralisation, c’est à dire du commerce, du corps des femmes et de leur production.
J’ai vu Olivennes défendre ses arguments sur LCP et j’ai trouvé le discours de ce ventripotent particulièrement révoltant.

Je comprends la souffrance de parents en mal d’enfant mais je pense que la difficulté à se reproduire "naturellement" ne doit pas être résolue par l’exploitation du corps des femmes.

Ce qu’on prend soin de ne pas ébruiter dans les procédures de procréation artificielle c’est que pour donner des ovocytes ou accueuillir en son utérus un embryon fécondé in vitro nécessite des traitements hormonaux très lourds avec des effets secondaires importants, une surveillance médicale de tous les instants, du stress par peur d’échec de l’opération, des contraintes administratives, des perturbations psychologiques, physiologiques et physiques. Tout cela est fort coûteux, rapporte un max aux apprentis sorciers et coûte un max à la sécu. Pour des résultats positifs qui tournent autour de 10% des implantations.

Et quid de l’enfant conçu artificiellement ? Nous n’avons pas assez de recul pour le savoir.

Non, Messieurs Olivennes et consorts, notre corps n’est pas une marchandise !



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