La Princesse de Clèves est un roman, certes, mais qui s’impose déjà, parce qu’il témoigne de tout un temps et de son milieu, ainsi, des mœurs de la France à la fin du règne d’Henri II. Puis, ce style d’écriture, lent, détaillé jusqu’à l’ennui, alors qu’il conte une passion complètement explosive, et ce destin que s’inflige volontairement cette héroïne pour un idéal de conscience personnelle et que l’on subit à petit feu à travers ce Duc de Nemours pour lequel on finit par verser des larmes… Je trouve ce roman génialissime dans sa forme d’expression d’une molle apparence conventionnelle alors que le texte frôle l’impudeur par les sentiments à la fois de mal être et d’extase qu’il procure à la lecture. Je comprends qu’il ait pu mettre mal à l’aise, même le Président.
Je me sens moins seule de savoir que d’autres que moi ont lu ce livre et l’ont apprécié