Cher Claude Papi,
Je reconnais volontiers que le portrait que je dessine de la Corse est particulièrement noir.
Mais il s’agissait avant tout de démontrer que la Corse présente aussi quelques défauts et qu’elle n’est pas la patrie des bisounours que nous décrit Vivi.
J’admets volontiers que la Corse est peuplées d’hommes et de femmes
aimables, affectueux, respectueux, généreux auprès de qui il est
agréable de vivre.
Mais elle abrite aussi quelques personnages sans foi ni loi si ce n’est celle du plus fort.
Je reconnais sans problème que je ne suis pas mort de trouille lorsque je me promène en Corse, lorsque je bois une petit café en terrasse, lorsque je taquine la truite dans le Liamone ou le Taravo ou lorsque je séjourne dans les deux villages dont je suis originaire.
Mais je pense qu’il en irait tout autrement si je décidais, par exemple, d’y créer une entreprise. Et à ce sujet, je peux citer quelques exemples de gens qui ont connu de gros ennuis en refusant de céder aux pressions de « protecteurs » en tout genre.
Et je suis en colère lorsque je constate qu’une partie des Corses refusent de voir que notre île est en danger.