Vous soufflez le chaud et le froid. Il me semble que dans d’autres articles vous êtes plutôt critique vis à vis de l’impression de fausse monnaie, appelée pompeusement « aisance quantitative » par ceux qui veulent lui donner un joli nom.
L’aisance quantitative a conduit le Japon à 10 ans de crise économique dont ils ne sont toujours pa sortis. Trés curieusement, la crise des Save&Loans aux US avait été correctement gérée en prenant le contrôle des établissements en difficulté, en faisant prendre leurs pertes aux créditeurs par la disparition des établissements irrécupérables et en revendant ceux qui était en état de marche aprés assainissement. Cela a été un succès que les japonais ont refusé de suivre.
Aujourd’hui nous sommes dans la même situation. Les 5 plus grosses banques américaines sont en faillite suite à une mauvaise gestion (JP Morgan, CityGroup, Bank of Amérika, Wells Fargo et en oublie une). L’Etat US préfère l’aisance quantitative pour leur permettre de se recapitaliser et d’encaisser leur bénéfices sur les spéculations des CDS pris auprés d’AIG. Les directions de ces banques sont toujours en place. Le public ne touche rien, les industries s’écroulent et le trésor continue à alimenter ses petits copains. La bande à Obama (Summers, Geithner) est celle qui a supprimé les régulations bancaires, autorisé les banques commerciales sà faire de la banque d’investissement et mis en route le système des CDO, CDS et tout le bataclan.
Non, décidément, l’aisance quantitative n’est pas une solution. La BCE devrait relever ses taux pour que les investisseurs étrangers aient intérêt à placer chez nous plutôt qu’en dollars.
La déflation est une bonne chose. Pour un même salaire on peut acheter plus de produits ou se mettre à épargner.