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Fanny 2 mai 2009 00:34

Article tiré par les cheveux.

Chrysler a déjà connu la faillite dans le passé, rattrapé in extremis par le gouvernement US. Cette nouvelle faillite d’une marque fragile est due principalement à la crise économique, mais aussi au glissement du marché US vers des voitures plus petites lors de la flambée du pétrole en 2008 (pas de TIPP aux USA, donc flambée du pétrole directement répercutée à la pompe). Même chose pour GM. Le pétrole a retrouvé aujourd’hui un prix plus « standard », mais la crise du crédit à la consommation est toujours là. Sans la crise, Chrysler et GM auraient continué de perdre doucement des parts de marché face aux voitures japonaises mieux ciblées et de meilleure qualité,  mais n’auraient pas connu la faillite, ou la quasi faillite (GM).

Avant les USA, c’est en Europe et au Japon que la voiture électrique aurait du percer, compte tenu des densités urbaines et de population. Or il ne s’est rien produit de tel, malgré les tentatives de PSA et Renault en particulier. Le client n’a pas accroché, même pas au véhicule électrique complété par un moteur thermique pour démultiplier l’autonomie (camionnette Renault). Et c’est finalement le client qui décide, et non pas les « lobbies » pétroliers. Pourquoi n’a-t-il pas accroché ? Tout simplement à cause du faible prix du pétrole, et surtout de la faible autonomie des voitures électriques. Les progrès récents de batteries sont importants (Lithium ion), permettant d’espérer des autonomies de l’ordre de 200 km pour un poids et un encombrement raisonnables des batteries. Cela signifie qu’il faudra recharger tous les 150 km environ, et plutôt tous les 100 km en cas d’utilisation intensive de la voiture.

Les constructeurs pensent que c’est aujourd’hui le bon moment pour lancer la voiture électrique de grande série. Ils prennent un risque, car c’est le client qui finalement décidera, ainsi que les gouvernements : la France va subventionner le véhicule électrique à hauteur de 5000 €/véh., une somme très importante, mais indispensable pour rendre viable économiquement ce type de motorisation. Que feront les autres pays de l’UE ?

Quant à l’hydrogène, c’est loin d’être prêt pour une production de grande série. Pourquoi ? A cause du prix exorbitant de cette technologie, en particulier le coût des métaux rares et chers dont les piles à combustible ont grand besoin.

Mon pronostic : en 2050, on aura encore une majorité de voitures essence (et Diesel), un parc important de voitures électriques (30 % ?), et peut-être une petite minorité de voitures à pile à combustible (pas sûr).



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