Ayant des racines à moitié berbères, (qui sait ! peut-être même 100% berbères) pour moi il m’est un grand honneur
que de m’affirmer être arabe (pas dans le sens ethnocentriste du mot,
que je n’accepte pas d’ailleurs et rejette foncièrement, mais dans le
sens linguistique).
Ayant appréhendé de très près la
grande beauté et richesse de la langue arabe, il m’est tout à fait
indifférent de ne jamais avoir pu ou chercher à apprendre le berbère . Je suis
fier de mes racines, je ne souffre d’aucun complexe d’ infériorité,
pour autant, je n’aurais pas du tout honte de dire que je n’ai cure de
la berbérité de celles-ci (et de leur arabité non plus) (nous sommes
tous des enfants de la terre, d’elle nous sommes sortis et à elle nous
retournerons), et n’aurais davantage aucune vergogne à dire qu’il m’est
un plaisir que de ne pas me réclamer d’une langue aussi préhistorique
que le berbère, refusant de me soumettre à cet esprit tribaliste teinté
d’une forte assabiya (clanisme racialiste) tant répandu chez certains.