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finael 12 juin 2009 14:58
finael

Cet article illustre surtout la légende qui entoure le débarquement en Normandie.

Quelques rappels historiques :

- L’idée d’un débarquement sur les côtes françaises date de la conférence de Téhéran (28 novembre 1943), ce qui n’a laissé que 6 mois de préparation. D’ailleurs, initialement prévu en mai, il dut être retardé pour cause de manque de moyens (essentiellement les péniches de débarquement ).

- Les anglais, et tout particulièrement Churchill y étaient fortement opposés, préférant un débarquement dans les Balkans.

- Malgré cela, ce furent les anglo-canadiens qui fournirent le gros des forces d’assaut (79 000 hommes contre 52 000 américains)

- Un débarquement sur les côtes atlantiques ne fut jamais envisagé sérieusement, non pas à cause des U-booten sérieusement étrillés en 1944, mais bien à cause de la longueur du voyage nécessaire, de l’étirement des lignes de communication et de la distance par rapport aux objectifs.

- Malgré cela, ce furent les anglo-canadiens qui fournirent le gros des forces d’assaut (79 000 hommes contre 52 000 américains)

- Les pertes furent très inférieures aux prévisions - y compris sur Omaha : environ 3 000 hommes pour les Anglo-Canadiens et 4500 chez les américains (en comptant les blessés), même après les déboires d’Omaha et le semi-échec des divisions aéroportées améicaines. Les estimations antérieures alliées étaient de près de 10 000 morts pour le premier jour.

A comparer avec les 15 000 morts civils normands du fait des combats plus 15 000 du fait des bombardements (il semble que les soldats américains n’aient pas toujours fait la différence entre « ennemi » et « occupé par l’ennemi »).

- Bien que les vers du poème de Verlaine furent popularisés par le film « le jour le plus long » les messages à la résistance furent nombreux et variés, chacun s’adressant à un groupe particulier (c’est la première des précautions). Les plus importants furent « L’heure du combat viendra » (pour annoncer la mobilisation), « les dés sont sur le tapis » (destruction des moyens de communication - destinés aux normands), puis « Il fait chaud à Suez » (attaque des voies des communication).

- Si le débarquement fut réussi, la bataille de Normandie n’avait pas été préparée et fut bien plus meurtrière. N’insistons pas sur les erreurs grossières de Montgomery !

- La Normandie subit des dommages considérables (Caen, St-Lo, Carentan, Villers-Bocage, Falaise, ... n’étaient plus que des champs de ruines, sans compter que la quasi-totalité des clochers des moindres petits villages furent la cible privilégiée de l’artillerie des 2 camps). Au total 70 000 normands périrent dans la bataille, soit plus que le nombre de tués de l’armée britannique ... et les alliés s’étonnaient que l’accueil fut tiède.

Ce ne fut donc pas sur les plages que se décida le sort de la bataille.

- Quelques références :

- Le mémorial de Caen, évidemment !

- Le débarquement, Georges Blond, Livre de poche

- Histoire de la bataille de normandie, Olivier Wiekorka, Ed du Seuil

- D-Day et la bataille de Normandie, Antony Beevor, Calman-Lévy

- Ils arrivent (Sie kommen), Paul Carrel, Robert Laffont (le point de vue allemand)

- D-Day 6.6.1944 (DVD documentaire)

- Le Jour J (DVD documentaire)

- Jour J Bataille de Normandie (DVD documentaire)

- Ete 44 la Libération (DVD documentaire)

etc, etc, etc ...



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