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omar 13 juin 2009 20:38
omar

@abdel,

Une petite prose rien que pour tes beaux yeux :

Enlever la chemise et le cul se retrouve à l’air, tout nu.

Ah, je vois déjà des paires d’yeux lubriques braqués sur ces lignes et attendre dans un baveux suspens, la suite lascive d’une séance de strip-tease.

Non, la séance n’aura pas lieu. Ce n’est qu’une image, un subterfuge qu’emprunte Dudule pour expliquer l’islam en arabe aux mules.

Pour que tout le monde soit servi, je ne tomberai pas la chemise d’un coup, je l’enlèverai par petit pan pour faire baver les esprits contrits, et faire durer d’autant le plaisir des épris.

D’emblée, je mets au piquet ceux qui auront l’idée saugrenue de voir en moi celui qui veut susciter une quelconque aversion envers une langue : l’arabe, ou de nourrir une hostilité à l’égard de ses « dus locuteurs » : les Arabes.

Mes propos ciblent surtout les « indus locataires » de l’arabe : les arabophones mutants, les zombis. Je parle de ces copies, ces contrefaits qui se veulent plus conformes et plus authentiques que les originaux. Ils sont de loin les plus nombreux, les plus véhéments et les plus hargneux à se réclamer de la plus pure gomme arabique.

L’arabe n’est évidemment qu’un moyen de communication entre les hommes. De ce point de vue, la langue neutre. Son rayonnement vient de son génie et de sa beauté. Elle n’a donc besoin ni d’une expansion territoriale ni d’une expression hégémonique.

Franciser, angliciser ou arabiser des termes étrangers, c’est les apprivoiser, les adopter pour en faire les siens. Cela se comprend aisément. Toutes les langues du monde se sont fait des emprunts les unes aux autres, se sont interpénétrées, influencées pour s’enrichir mutuellement. « Aligato », le merci japonais, n’est-il pas un clin d’œil au portugais « Obrigado » ? Le « Flirt » anglais ne compte t-il pas fleurette au français ? Dans le Massachusetts (U.S.A), n’a t-on pas souri en voyant une plaque de signalisation routière marquée « Détour » nous indiquer une « déviation ». ?

De ces exemples illustrants, vous m’en citerez certainement de meilleurs.

Par contre, on comprend moins quand on veut arabiser les termes d’une autre langue. Ne voit-on pas ces derniers temps, ces perles d’Arabie telles « sourate », « intifada », « fatwa », « qssl » « saws », etc. essaimer les journaux et envahir le paysage audiovisuel ?

Pis encore, quand il s’agit d’arabiser une personne ou une société. Alors là, cela devient problématique. C’est aller au tréfonds de ce qu’une société a, ce en quoi elle pense et qui structure son mental, l’outil avec lequel elle transmet son patrimoine de génération en génération : sa langue.

Pourquoi s’introduire dans l’intimité d’un être et lui substituer un autre être si ce n’est vouloir lui extirper son âme, changer sa personnalité et le posséder. En un mot : le « zombifier » ?

Abdullah habitera alors Massinissa, l’habillera en qamis et Aïcha squattera Jedjiga, l’enveloppera d’une burka , puis ils enfanteront une lignée à séquence génétique modifiée qu’ils nommeront Sayf Uddin ou Ussama.

Perfidie, fourberie, perversité. Pour quel dessein, quel destin ?

Pour celui que les tenants de l’arabo-islamisme et les panarabistes inclus, réservent aux kabyles, aux berbères d’Afrique du nord et à tous les insoumis de la terre.

Pour mettre en œuvre leur funeste entreprise, ils utilisent un processus machiavélique appelé arabisation. C’est-à-dire l’arabe adossé à l’islam, mon poulain. Le verbe ensorcelant et le sabre étincelant. Et si cela ne suffit pas, alors on légitimera en faisant appel à l’histoire coloniale pour faire chavirer les cœurs impies. Pour eux, l’arabisation est l’emblème de l’islam et de la référence au monde arabe.

En fait, sur quoi est basé l’Islam ?

Sur le sable du désert, mon idiote de mule. C’est la seule religion qui soit intégralement basée sur un son idiome : l’arabe. Elle ne peut alors survivre que dans son environnement linguistique, Si la langue arabe disparaît l’Islam disparaît aussi. Autrement dit, sans pantalon, si on retire la chemise, pardon le qamis, le cul se met à nu.

En clair, dans ton langage, si l’avoine vient à manquer, la mule meurt. Vois-tu, c’est pour cela que l’apprentissage de l’arabe est une obligation. Sinon, comment pouvoir réciter la leçon coranique, pratiquer les rites arabo-bédouins et repérer la pierre noire ?

Comment devient t-on alors un zombi ?

Eh bien mon bourrin, les non Arabes ou les futurs zombis, qui se soumettent, subissent un toilettage complet de leur personne. Cela affecte tous les aspects de leur vie. Ils s’affublent de nouveaux noms islamiques, qui ne sont en fait des noms arabes. Comprends-tu, ça les amuse de devenir arabo-muz., Ils se piquent joyeusement à apprendre l’arabe et se mettent à employer des mots arabes dans la vie de tous les jours. Leur idiome d’origine commence alors à prendre des couleurs, des aromes et des saveurs orientales. Il est ensorcelant leur verbe te dis-je. Ensuite, ils s’habillent et se parfument comme des Arabes : sandalette, longue chemise, turban et musc. A force de répéter, d’ânonner, ils finissent même par penser comme eux. Alors, ils adorent ce que les Arabes aiment et à abhorrent ce que les Arabes détestent. Quand ils ont adopté tous les cadres mentaux des Arabes, ils épousent systématiquement leurs causes et leurs points de vues politiques. Surtout les questions qui touchent leur grand centre d’intérêt : le monde arabe. Leur monde originel, ils le négligent, le méprisent et l’oublient. Le soleil ne se lève-t-il pas à l’est ?

Mais qu’adviendra t-il du zombi ?

On sait bien maintenant que l’Islam est une religion arabe créée par un Arabe pour les Arabes. Elle est basée sur un livre écrit en arabe. Mais on a du mal à comprendre, l’extrême dévotion de ce zombi. Il défie toutes les raisons. Un pénible paradoxe que la logique n’arrive pas à expliquer. Sinon comment admettre que quand bien même l’Islam le défavorise et l’Arabe le méprise, il trouve motif à croire en une religion qui repose entièrement sur une langue étrangère qu’il ne parle ni ne comprend ?

Arrivé au stade où il développe un solide mépris de lui-même et un attachement aveugle à son maître, on peut dire que son âme est morte. Il servira alors comme fer de lance dans de nouvelles conquêtes pour perpétuer ce message au verbe incréé :

[… Et quiconque désire une religion autre que …, ne sera point agréé, et il sera dans l’Au- delà parmi les perdants …] (V. 3 :85).

Allez, circule ma mule, y a rien à dire. La parole est finie.

Dudule l’incrédule.



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