Il est toujours très difficile de juger de l’influence culturelle dans l’instant. Nombres d’auteurs ou compositeurs ne deviennent célèbres qu’après leur mort, les styles sont soumis à des influences de mode de façon aléatoire, et les média ont révolutionnés notre perception des arts et de la culture.
Néanmoins, ce constant de l’auteur me semble assez juste. Mis à part peut-être en architecture, il n’est plus vraiment d« ’école française » en culture. La musique française se meurt doucement depuis l’arrivée de Lang, la littérature française survit difficilement, et principalement grace à l’influence de ses auteurs expatriés en France, le théatre est en déroute, les arts plastiques ou la peinture confidentiels, même sa gastronomie est en perte de vitesse. Et cette perte de rayonnement n’est pas simplement due à la perte d’influecne du français, mais sans doute à une absence de volonté politique globale. Le coup de grâce a sans doute été donné par ce regroupement contre-nature entre culture et audiovisuel, deux mondes antagonistes aux préoccupations contraires, le second l’ayant définitivement emporté sur le premier.
Ne reste donc de la culture française qu’un partrimoine, que nous gérons assez correctement, mais qui se fossilise doucement faute d’oxygénation et de renouveau. La culture française est à l’image de l’UNESCO : un gros machin immobile, sans moyens ni volonté propre, qui ne sert qu’à faire de beaux discours.
Et pourtant... que ne pourrait obtenir la France par son influence culturelle, faute d’influence économique... peut-être qu’avec un président cultivé, ou amateur...