C’est bizarre : ma mère, qui était médecin, recevait et soignait gratuitement les personnes démunies. Sans doute en souvenir de sa propre enfance.
Elle est morte en 1984, cela fera 25 ans dans 3 semaines. Elle n’aura jamais connu la CMU ni les tracasseries administrativo-informatiques qui sont le lot - il est bon de le rappeler - des médecins.
Et si elle prenait le temps d’ausculter soigneusement ses patients, voire de leur fournir des échantillons gratuits, elle était en butte aux réactions de mon père qui lui reprochait de ne pas gagner assez.
Elle avait d’ailleurs bien piètre opinion de ses « chers confrères » qui n’avaient pas diagnostiqué les cas de tuberculose qui commençaient à réapparaître dans la population pauvre.
Pour elle, le rôle d’un médecin était de soigner, pas de faire fortune !